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Interview Europe 1 de Philippe Schmitt au sujet du livre sur Anne-Lorraine

Philippe Schmitt, le père d’Anne-Lorraine, poignardée le 25 novembre 2007 à Creil dans le RER D, témoigne dans un livre de son combat visant, depuis un an, à « lutter contre les dérives de notre système judiciaire ».

Ce drame avait relancé l’an dernier le débat sur la récidive et la prévention des crimes sexuels.

Le suspect, qui est actuellement écroué, avait déjà été condamné pour une agression sexuelle s’étant produite sur la même ligne de RER.

Le 25 novembre 2007, Anne-Lorraine Schmitt est agressée dans le RER D au niveau de Creil dans l’Oise. La jeune fille, âge de 23 ans et étudiante en journalisme, est poignardée de plus de trente coups de couteaux dans une rame isolée un dimanche matin.

L’homme, blessé par sa victime, parvient à s’enfuir. Il sera finalement interpellé rapidement et écroué. Il s’avère qu’il a déjà été condamné en 1996 par la cour d’assises de l’Oise à 5 ans de prison, dont deux avec sursis, pour une agression sexuelle s’étant produite sur la même ligne de RER.

Philippe Schmitt, le père d’Anne-Lorraine, a entrepris depuis, notamment auprès des politiques, une croisade pour « lutter contre les dérives du système judiciaire » dont il dénonce « le mélange d’utopie, d’idéologie et d’aveuglement’.

Il vient de témoigner dans un livre, « Anne-Lorraine, un dimanche dans le RER D » (CLD Editions), dans lequel ce colonel explique son combat visant, depuis un an, à « lutter contre les dérives de notre système judiciaire ». « Le principe de précaution devrait obliger les juges à garantir la société contre des personnes qui resteront pour elle des dangers publics », dit-il dans un entretien aux auteurs du livre, les journalistes Emmanuelle Dancourt et Frédéric Pons.

Il s’affirme opposé à la confusion des peines, réclame des peines de réclusion à perpétuité « réelles » et estime que les notions judiciaires de récidive et de réitération sont une « espèce d’escroquerie ».

Profondément croyant, Philippe Schmitt déclare par ailleurs ne pouvoir s’inscrire dans une « démarche de pardon » face au meurtrier présumé de sa fille sans ressentir pour autant un « sentiment de vengeance ».

Ecouter l’émission sur Europe 1

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L’Express : Le père de la victime raconte son combat.

« Dès le premier procès de ce violeur, Anne-Lorraine était condamnée ». Extrait :

Son agresseur est un récidiviste. En 1995, sur la même ligne, presque au même endroit, l’individu avait imposé une fellation à une passagère. Cette agression lui avait valu une condamnation à cinq ans de prison, dont trois avec sursis.

Philippe Schmitt a trouvé son combat : il s’engage aux côtés de l’Institut pour la justice, une association indépendante avec laquelle il a lancé, en juillet, un référendum (25 000 signatures) contre les dysfonctionnements du système judiciaire, capable de « relâcher dans la nature des individus notoirement dangereux ».  » Je veux responsabiliser les juges, les psychiatres, dit-il. Dès le premier procès de ce violeur, Anne-Lorraine -mais cela aurait pu être une autre- était condamnée. »

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Le Figaro : le combat d’un père

Il y a un an, Anne-Lorraine Schmitt, une étudiante de 23 ans, mourait assassinée dans le RER D par Thierry Deve-Oglou, un criminel déjà condamné et relâché sur la foi d’avis d’experts. Depuis, Philippe Schmitt, 57 ans, s’implique auprès de l’Institut pour la justice afin de faire évoluer les lois. L’histoire de son combat,et de celui de sa fille, est retracée dans un livre qui paraît mardi : «Anne-Lorraine, un dimanche dans le RER D» (CLD éditions).

Tous les dimanches, depuis un an, c’est pareil. Mais personne ne dit rien. Rassemblés avec leurs quatre enfants autour de la table de la cuisine, M. et Mme Schmitt achèvent leur petit déjeuner en silence.

Hanté par le temps qui passe, leur regard fuit pudiquement pour se poser sur les aiguilles, à la dérobée. «On vit avec la pendule, dit le père. Chacun de nous y pense, comme si c’était hier». 9 h 58 : Anne-Lorraine monte dans le RER D. 10 heures : elle téléphone à son petit-frère, François-Xavier. Elle sera là pour la messe. Promis. 10 h 15 : le train se vide, file vers Goussainville. 10 h 20 : le type monte. Il l’aborde, le souffle court. Lui dit qu’il va lui «faire l’amour». 10 h 22 : Anne-Lorraine crie, se débat. Il la fait taire à coups de couteau. Trente-deux au total. 10 h 30 : elle agonise. Lui, le récidiviste, blessé, descend du train. Vingt-quatre heures plus tard, Elisabeth et Philippe Schmitt retrouveront leur fille aînée à la morgue. «C’était elle et aussi plus elle», diront ses frères et sœurs. Il n’y avait plus son rire, il n’y avait plus sa vie. Son grand-père paternel en deviendra mutique.

Lire la suite sur le site du Figaro.fr

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Le Parisien : Meurtre du RER D, le combat d’un père.

Il y a un an jour pour jour, Philippe Schmitt perdait sa fille, Anne-Lorraine, 23 ans, sauvagement poignardée un dimanche matin dans le RER D entre les gares de Louvres et Fosses (Val-d’Oise). Le meurtrier présumé dont a été victime l’étudiante en journalisme originaire d’Orry-la-Ville avait déjà été condamné par la cour d’assises de l’Oise en 1996 pour un viol, également commis dans le RER D.

Alors qu’un livre de témoignages vient de sortir sur Anne-Lorraine, Philippe Schmitt nous parle de son combat pour éviter la récidive des délinquants sexuels.

Dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui ?

Philippe Schmitt. On vit avec notre douleur et notre chagrin. On est entouré par la famille, les amis. Perdre un enfant, c’est comme une amputation sans prothèse possible. J’ai des nuits courtes et beaucoup d’insomnies. Dès que je n’ai pas l’esprit pris par quelque chose, j’y pense.

Un livre est sorti vendredi dernier. Est-ce un hommage à votre fille ?

Les deux auteurs de l’ouvrage ont collecté des témoignages. Nous avons découvert plein d’anecdotes sur notre fille et des facettes d’elle que nous ignorions : elle avait son jardin secret, elle était espiègle et avait beaucoup d’humour. Pour nous, ce livre s’est révélé bouleversant. Les témoignages les plus forts sont ceux des étudiants du Celsa (NDLR : l’école de journalisme d’Anne-Lorraine). Ils nous ont offert un DVD sur lequel sont enregistrés leurs exercices radio et télé et où l’on voit ma fille.

Quel est votre combat pour éviter la récidive des délinquants sexuels ?

Nous avons été révoltés de nous rendre compte que la République avait remis en liberté quelqu’un de violent et dangereux : il a recommencé le même acte, au même endroit, dans le RER D. Nous avons rencontré sa première victime qu’il a violée et blessée. J’ai quatre autres enfants dont deux filles et je veux qu’elles puissent prendre les transports en commun sans risques. On doit rediscuter des remises de peine : on ne négocie pas avec les criminels, et il faut envisager une véritable perpétuité à leur encontre.

Comment comptez-vous agir ?

Avec l’association l’Institut pour la justice, nous avons lancé une consultation début septembre sur la réforme du système judiciaire. Nous avons reçu 25 000 réponses. Nous en publierons les résultats et les transmettrons au garde des Sceaux.

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