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Les relations institutionnelles de l’Institut pour la Justice

Parmi les associations oeuvrant dans le sens de l’Institut figurent :

  • l’Association Nationale des Victimes de l’Insécurité, présidée par Blandine Jullian, dont le but de faire respecter le droit à la sécurité pour toutes les personnes sur le territoire national français,
  • France Justice, présidée par Denis Seznec,
  • La Fédération pour l’Aide et le Soutien aux Victimes de la Violence, présidée par Michel Bourgat,
  • Enfance et Sécurité, la Fondation Julie,
  • Le Combat de Sophie, association créée à la suite de l’assassinat de Sophie Gravaud le 7 avril 2007 à Nantes.

C’est avec ces six associations que l’IPJ a envoyé une lettre commune à Nicolas Sarkozy pour protester contre la libération de Jean-Thierry Mathurin.

L’IPJ assiste à l’Assemblée Générale de l’association de Denis Seznec

22 mars : L’Assemblée générale de France Justice, l’association de Denis Seznec, s’est tenue à la mairie du 9e arrondissement de Paris.

Le moment fort de cette journée a été l’intervention de Philippe Schmitt qui a témoigné de son combat avec l’IPJ en faveur d’une meilleure protection des citoyens.

Denis Seznec a déclaré qu’il partageait les positions de l’Institut pour la Justice sur l’augmentation des délais de prescription et l’exécution effective des peines.

Son association a désormais élargi son champ d’action pour s’attaquer aux erreurs judiciaires mais aussi à toutes formes d’injustice notamment à l’égard des victimes.

Selon lui, le fait qu’un coupable ne soit pas condamné à une juste peine constitue une erreur judiciaire tout autant que l’innocent injustement condamné. On ne saurait mieux dire.

La présidente de l’association Vaincre le silence rejoint le collectif de victimes de l’IPJ

Corinne Colin a été violée et prostituée par son beau-père, Daniel Gobet, dès l’âge de 8 ans jusqu’à 12 ans.

En 1988, son beau-père est arrêté mais remis en liberté après 8 mois de détention préventive pour « raisons de santé ». D. Gobet en profite pour disparaître. Les recherches restent vaines alors qu’il vit en toute liberté à moins de 100 kilomètres de là !

En 1992, il est jugé par contumace pour viol en réunion et condamné à 20 ans de réclusion. En 2008, il a été enfin condamné à 14 ans de réclusion criminelle pour viols et complicité de viols par la Cour d’assises de l’Essonne et incarcéré.

Corinne Colin a alors cessé de vivre dans la terreur, après 20 ans d’un épouvantable calvaire causé par l’inconséquence d’une magistrate.

Elle a rencontré plusieurs représentants de l’IPJ le 11 mars 2009, et a décidé de rejoindre le « collectif des victimes » de l’Institut pour la Justice en rejoignant le « collectif des victimes » de l’Institut pour la Justice.

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Communiqué : L’Institut pour la Justice dénonce le cas Mathurin comme une illustration de l’incohérence du système judiciaire

Complice de Thierry Paulin qui a assassiné 18 personnes, Jean-Thierry Mathurin, qui n’en a assassiné « que » 7, vient d’être libéré (en régime de semi-liberté) après 22 ans de réclusion. Pourtant, jugé dangereux, il avait été condamné en décembre 1991 à la réclusion perpétuelle.

Par une ordonnance signée du 9 janvier 2009, un juge d’application des peines des Yvelines a décidé de désavouer la décision d’un jury populaire.

Le cas n’est pas exceptionnel. En France, 523 personnes sont condamnées à perpétuité (chiffres au 1/1/2008. Source « l’administration pénitentiaire en chiffres »).

En seulement 4 ans (2001 à 2004), 83 condamnés à perpétuité, soit 15% du total actuel, ont été libérés par des juges d’application des peines. (source «cahiers d’études pénitentiaires et criminologiques » août 2008) après avoir en moyenne purgé 20 ans de prison. Parmi eux, un sur 10 sont retournés en prison moins de 3 ans après leur libération.

L’Institut pour la Justice, militant pour le principe de précaution en matière de protection des vies humaines, s’inquiète du risque grave que ces criminels considérés comme dangereux font courir à l’ensemble des citoyens. Les magistrats concernés devront assumer la responsabilité morale en cas de mise en danger de la vie d’autrui.

L’Institut pour la Justice s’interroge particulièrement sur la confiance que les citoyens peuvent mettre dans une institution judiciaire qui n’applique pas les peines qu’elle prononce. Comment accepter que la justice défasse dans le secret ce qui a été fait publiquement par des jurys populaires ? En cela l’association rejoint la grande majorité des français qui s’exprimait en août 2008 dans un sondage commandé par le Conseil National de la Magistrature et qui déclarait à 37% ne pas faire confiance au système judiciaire et ne pas comprendre à 65% la mansuétude des juges envers les criminels les plus dangereux.

En adoucissant une fois de plus la peine de ces criminels, c’est aussi la mémoire de ces sept victimes que l’on bafoue, la peine d’enfermement accomplie – 22 ans – correspondant à deux ans et demi par victime.

Par une ordonnance signée du 9 janvier 2009, un juge d’application des peines des Yvelines a décidé de désavouer la décision d’un jury populaire.

Le cas n’est pas exceptionnel. En France, 523 personnes sont condamnées à perpétuité (chiffres au 1/1/2008. Source « l’administration pénitentiaire en chiffres »). En seulement 4 ans (2001 à 2004), 83 condamnés à perpétuité, soit 15% du total actuel, ont été libérés par des juges d’application des peines. (source «cahiers d’études pénitentiaires et criminologiques » août 2008) après avoir en moyenne purgé 20 ans de prison. Parmi eux, un sur 10 sont retournés en prison moins de 3 ans après leur libération.

L’Institut pour la Justice, militant pour le principe de précaution en matière de protection des vies humaines, s’inquiète du risque grave que ces criminels considérés comme dangereux font courir à l’ensemble des citoyens. Les magistrats concernés devront assumer la responsabilité morale en cas de mise en danger de la vie d’autrui.

L’Institut pour la Justice s’interroge particulièrement sur la confiance que les citoyens peuvent mettre dans une institution judiciaire qui n’applique pas les peines qu’elle prononce. Comment accepter que la justice défasse dans le secret ce qui a été fait publiquement par des jurys populaires ? En cela l’association rejoint la grande majorité des français qui s’exprimait en août 2008 dans un sondage commandé par le Conseil National de la Magistrature et qui déclarait à 37% ne pas faire confiance au système judiciaire et ne pas comprendre à 65% la mansuétude des juges envers les criminels les plus dangereux.

En adoucissant une fois de plus la peine de ces criminels, c’est aussi la mémoire de ces sept victimes que l’on bafoue, la peine d’enfermement accomplie – 22 ans – correspondant à deux ans et demi par victime.

L’Institut pour la Justice prône une plus grande cohérence entre les peines prononcées et les peines exécutées. L’association défend le principe d’une exécution effective des peines en matière criminelle, quelque soit la peine.

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Le beau souvenir d’Anne-Lorraine Schmitt

Un an après la disparition de la jeune femme, assassinée dans le RER D, un ouvrage retisse avec délicatesse les fils de sa vie

 

Il y a juste un an, le 25 novembre 2007, Anne-Lorraine Schmitt mourait dans une rame du RER D, entre Paris et Chantilly, sous les trente-deux coups de couteaux de son agresseur. L’étudiante de 23 ans s’était débattue de longues minutes pour échapper au viol que lui promettait son assaillant. La barbarie de l’acte, de même que le statut de récidiviste de l’assassin, avait alors ému, jusqu’au plus haut niveau de l’État.

C’est dans le but de rendre hommage à la vie, brève mais dense, de la jeune femme qu’un ouvrage, Anne-Lorraine, un dimanche dans le RER D, vient de paraître (1). Famille, amis, enseignants, camarades de promotion retracent leurs échanges, leurs coups de gueule, leurs fous rires avec Anne-Lorraine. Studieuse, déterminée, mais armée d’un solide sens de l’humour : telle est l’image que tous ont en mémoire.

Après une enfance sans histoire passée entre les réunions de famille et les week-ends scouts, l’adolescente se découvre une passion pour le journalisme. Le programme chargé de l’Institut d’études politiques de Lille n’empêche pas la brillante élève, qui vient de décrocher une mention « très bien » au baccalauréat, de dévorer Hannah Arendt, d’exceller en escrime et de rêver du “prince charmant ” sur les mélodies de Goldman. Ses camarades de promotion n’hésitent pas à railler le look très « BCBG » de cette fille de militaire. Railleries qui n’ont jamais atteint celle qui a développé un caractère bien trempé.

« Ne soyons pas cathos à moitié »

Au Celsa (2), on n’a pas oublié celle qui ambitionnait de se faire sa place sur les ondes. « Trois jours de formation radio m’avaient été suffisants pour entrevoir le talent d’Anne-Lorraine, son talent mais aussi sa générosité et sa disponibilité », se rappelle Alain Passerel, journaliste à France Inter, par ailleurs formateur dans cette école de communication.

C’est, plus encore, d’une ardente croyante que se souviennent ses proches. Celle qui avait instamment demandé à faire sa confirmation à la suite des JMJ de Cologne 2005 aimait à répéter : « Ne soyons pas cathos à moitié, ne nous aimons pas qu’à moitié. » C’est sans doute au regard de ses convictions qu’il faut relire sa dissertation de philosophie sur le thème du pardon, rédigée en hypokhâgne et publiée en fin d’ouvrage.

« Dans son attitude, l’homme devrait montrer qu’il souhaite que tout devienne pardonnable. Ainsi, il prouverait qu’il croit en ses semblables, écrivait la jeune fille. Ce n’est pas une forme de lâcheté que de chercher à tout pardonner mais au contraire un acte de courage et d’humanité encore trop rare. »

Marie BOËTON

(1) Anne-Lorraine, un dimanche dans le RER D, d’Emmanuelle Dancourt et Frédéric Pons, CLD Éditions, 269 p., 17, 90 €.
(2) Centre d’études littéraires et scientifiques appliquées.

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Lettre commune au président de la République

L’Institut pour la Justice, en collaboration avec plusieurs associations, a écrit au Président de la République pour lui faire part de sa préoccupation quant à la libération de M. Mathurin après 22 ans de détention, alors qu’il avait été condamné à perpétuité pour sept meurtres.

Se sont associés à cette lettre :

  • Denis Seznec, Président de France-Justice,
  • Michel Bourgat, président de la FPASVV,
  • Blandine Jullian, présidente de l’ANVI,
  • Jean-Maxime Baye, président de « Enfance et Sécurité »,
  • Anthony Maillard, Président du « Combat de Sophie»,
  • Martine Hoffmann, présidente de l’ « Association Fondation Julie »

 

Télécharger la lettre envoyée au Président

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Synthèse Récidive et dangerosité – La rétention de sûreté, et après ?

Le projet de loi sur la récidive criminelle doit, pour être efficace, renforcer le dispositif de surveillance de sûreté. Au-delà de cet ajustement, le modèle de lutte contre la récidive doit être intégralement repensé.

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Synthèse Le projet de loi pénitentiaire – Le titre II : une dangereuse révolution

Le projet de loi pénitentiaire opère un revirement dans la politique pénale menée. Il renforce la duplicité de la Justice et met en péril la lutte contre l’insécurité.

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