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Communiqué : L’Institut pour la Justice dénonce le cas Mathurin comme une illustration de l’incohérence du système judiciaire

Complice de Thierry Paulin qui a assassiné 18 personnes, Jean-Thierry Mathurin, qui n’en a assassiné « que » 7, vient d’être libéré (en régime de semi-liberté) après 22 ans de réclusion. Pourtant, jugé dangereux, il avait été condamné en décembre 1991 à la réclusion perpétuelle.

Par une ordonnance signée du 9 janvier 2009, un juge d’application des peines des Yvelines a décidé de désavouer la décision d’un jury populaire.

Le cas n’est pas exceptionnel. En France, 523 personnes sont condamnées à perpétuité (chiffres au 1/1/2008. Source « l’administration pénitentiaire en chiffres »).

En seulement 4 ans (2001 à 2004), 83 condamnés à perpétuité, soit 15% du total actuel, ont été libérés par des juges d’application des peines. (source «cahiers d’études pénitentiaires et criminologiques » août 2008) après avoir en moyenne purgé 20 ans de prison. Parmi eux, un sur 10 sont retournés en prison moins de 3 ans après leur libération.

L’Institut pour la Justice, militant pour le principe de précaution en matière de protection des vies humaines, s’inquiète du risque grave que ces criminels considérés comme dangereux font courir à l’ensemble des citoyens. Les magistrats concernés devront assumer la responsabilité morale en cas de mise en danger de la vie d’autrui.

L’Institut pour la Justice s’interroge particulièrement sur la confiance que les citoyens peuvent mettre dans une institution judiciaire qui n’applique pas les peines qu’elle prononce. Comment accepter que la justice défasse dans le secret ce qui a été fait publiquement par des jurys populaires ? En cela l’association rejoint la grande majorité des français qui s’exprimait en août 2008 dans un sondage commandé par le Conseil National de la Magistrature et qui déclarait à 37% ne pas faire confiance au système judiciaire et ne pas comprendre à 65% la mansuétude des juges envers les criminels les plus dangereux.

En adoucissant une fois de plus la peine de ces criminels, c’est aussi la mémoire de ces sept victimes que l’on bafoue, la peine d’enfermement accomplie – 22 ans – correspondant à deux ans et demi par victime.

Par une ordonnance signée du 9 janvier 2009, un juge d’application des peines des Yvelines a décidé de désavouer la décision d’un jury populaire.

Le cas n’est pas exceptionnel. En France, 523 personnes sont condamnées à perpétuité (chiffres au 1/1/2008. Source « l’administration pénitentiaire en chiffres »). En seulement 4 ans (2001 à 2004), 83 condamnés à perpétuité, soit 15% du total actuel, ont été libérés par des juges d’application des peines. (source «cahiers d’études pénitentiaires et criminologiques » août 2008) après avoir en moyenne purgé 20 ans de prison. Parmi eux, un sur 10 sont retournés en prison moins de 3 ans après leur libération.

L’Institut pour la Justice, militant pour le principe de précaution en matière de protection des vies humaines, s’inquiète du risque grave que ces criminels considérés comme dangereux font courir à l’ensemble des citoyens. Les magistrats concernés devront assumer la responsabilité morale en cas de mise en danger de la vie d’autrui.

L’Institut pour la Justice s’interroge particulièrement sur la confiance que les citoyens peuvent mettre dans une institution judiciaire qui n’applique pas les peines qu’elle prononce. Comment accepter que la justice défasse dans le secret ce qui a été fait publiquement par des jurys populaires ? En cela l’association rejoint la grande majorité des français qui s’exprimait en août 2008 dans un sondage commandé par le Conseil National de la Magistrature et qui déclarait à 37% ne pas faire confiance au système judiciaire et ne pas comprendre à 65% la mansuétude des juges envers les criminels les plus dangereux.

En adoucissant une fois de plus la peine de ces criminels, c’est aussi la mémoire de ces sept victimes que l’on bafoue, la peine d’enfermement accomplie – 22 ans – correspondant à deux ans et demi par victime.

L’Institut pour la Justice prône une plus grande cohérence entre les peines prononcées et les peines exécutées. L’association défend le principe d’une exécution effective des peines en matière criminelle, quelque soit la peine.