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L’efficacité de l’action de l’Institut reconnue par le journal Le Monde

Le Monde, dans un article intitulé « Le gouvernement veut atténuer la loi pénitentiaire », revient sur le cheminement qui a conduit le nouveau Garde des Sceaux à restreindre les aménagements de peine initialement prévus par le texte. L’action de l’Institut pour la Justice y est mise en exergue.

Voici un extrait de l’article, que l’on peut consulter en cliquant ici :

« Lobbying contre les aménagements de peines.

La partie du projet de loi sur les aménagements de peines (semi-liberté, bracelet électronique, travail d’intérêt général…) avait fait consensus lors de l’examen du texte par les sénateurs. Son but est de faciliter le recours aux aménagements de peines, car, soulignait l’exposé des motifs du gouvernement, ils constituent « dans la plupart des cas la meilleure manière de lutter contre la récidive et de favoriser l’insertion et la réinsertion ».

Actuellement, une personne qui comparaît libre et est condamnée à une peine de moins d’un an de prison, sans qu’un mandat de dépôt soit prononcé, est convoquée par un juge d’application des peines qui peut lui proposer un aménagement de peine. Le projet de loi prévoit d’étendre cette possibilité aux condamnations jusqu’à deux ans de prison. Mais depuis des semaines, plusieurs organisations ont développé un intense lobbying contre cette nouvelle possibilité, comme l’association de victimes, l’Institut pour la justice, présidé par Philippe Schmitt, dont la fille Anne-Lorraine a été assassinée en 2007 dans le RER. « Tout détenu qui bénéficie d’un aménagement de peine se retrouve aussitôt en liberté, dans les rues, écrit l’association en incitant ses membres à écrire à leurs députés. Qu’il soit en libération conditionnelle, en semi-liberté ou sous surveillance électronique ne change rien à l’affaire : il n’est plus en prison, et peut donc, au moins théoriquement, commettre n’importe quel délit ou crime à l’encontre des autres citoyens. » L’argument a été repris par le syndicat Synergie police. Le député UMP Eric Ciotti, très proche de Christian Estrosi, craint « que ce texte ne se traduise par un message de clémence adressé aux délinquants ». »