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Loi pénitentiaire : informer non stop les décideurs politiques

Informer sans cesse les responsables politiques pour qu’ils décident en connaissance de cause. En effet, il n’est pas évident pour un député ou un sénateur d’être au courant dans le détail de tous les projets de loi qu’il va avoir à voter.

C’est pourquoi, sénateurs et députés se partagent le travail et se « spécialisent » chacun sur un sujet. Mais même pour les spécialistes du droit pénal, il n’est pas évident de suivre de près tous les textes, car il faut bien être également dans sa circonscription !

Sachant cela de longue date, l’Institut pour la Justice ne s’est pas privé de sensibiliser à nouveau les 577 députés en leur envoyant une lettre le 31 août pour les alerter sur les dangers des articles 46 et 48 du projet de loi pénitentiaire.

Cette lettre a permis de développer le message véhiculé par les cartes postales précédemment envoyées par nos sympathisants à ces mêmes élus.

Extrait :

« A minima, les membres de l’Institut pour la Justice attendent de leurs députés qu’ils maintiennent à 1 an le seuil à partir duquel une peine de prison peut être transformée. Et en cohérence avec la loi votée en 2007, aucun aménagement de peine ne devrait pouvoir être accordé aux délinquants récidivistes éligibles à une peine dite « plancher. »

L’association a reçu beaucoup de réponses de députés mais qui, pour la plupart, ne faisaient que reprendre un argumentaire concocté par le groupe UMP ou socialiste de l’Assemblée, argumentaire qui ne répondait pas vraiment à la problématique.

Sans se lasser, entre le 8 et 20 septembre l’Institut pour la Justice a de nouveau lancé une campagne de cartes postales à l’Assemblée avec le concours de ses sympathisants pour attirer l’attention des députés sur les dangers de cette loi.

Des représentants de l’association ont été reçus par des députés comme Claude Bodin, député UMP du Val d’Oise (ci-contre) ou Etienne Blanc, député UMP de l’Ain, tous deux membres de la commission des lois, ou encore Guy Geoffroy, député UMP de Seine et Marne.

Il est intéressant et décevant de noter que les députés socialistes sollicités, après avoir accepté la rencontre, ont tous décliné l’invitation. Heureusement, il semble que cela soit en train de changer avec les derniers contacts tentés…