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Communiqué : Meurtre de la mère du petit Ibrahima, il est urgent de recourir au bracelet électronique GPS

Les violences faites aux femmes ont fait une nouvelle victime. Mahamadou Doucouré, arrêté après l’enlèvement du petit Ibrahima, a avoué hier être l’auteur du meurtre de son ancienne compagne de 26 ans, tuée à coups de couteau.

Pourtant sous contrôle judiciaire et sous le coup d’une interdiction d’entrer en contact avec son ex-compagne, le principal suspect a pu commettre l’irréparable sans que la police ni la Justice ne soient intervenus. La victime avait pourtant alerté la police de façon répétée et appelé le contrôleur judiciaire de ce dernier pour l’informer de ses agissements graves.

L’Institut pour la Justice s’inquiète de l’inertie de la police et du manque de fermeté d’une Justice qui semble se résigner à ne pas faire appliquer ses propres décisions. A quoi servent les peines et les mesures de contrôle si elles ne sont pas appliquées et si leur non respect reste impuni ?

Pas moins de 156 femmes sont tombées sous les coups de leur conjoint en 2008. Pour lutter plus efficacement contre les violences faites aux femmes, et prévenir la répétition de drames de ce type, l’Institut pour la Justice demande que la loi prévoie la possibilité d’imposer aux conjoints violents ou menaçants le port d’un bracelet électronique GPS.

Cette mesure, adoptée avec succès en Espagne, a conduit à une baisse de 14 % du nombre de morts liés à la violence conjugale. Elle garantit le respect effectif de décisions judiciaires interdisant à un homme d’entrer en contact avec son ex-compagne : une alarme se met à sonner dès que celui-ci s’approche du périmètre interdit. Une patrouille de police peut même se rendre sur les lieux en moins de dix minutes si la situation s’avère critique.

Une proposition de loi « renforçant la protection des victimes et la prévention et la répression des violences faites aux femmes » va être examinée à l’Assemblée nationale le jeudi 25 février. Il est temps pour le gouvernement et pour les députés de voter cette mesure, d’ailleurs promise par Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la famille, à l’automne dernier.