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Le coût du crime et de la délinquance : L’IPJ lève le voile !

L’Institut pour la Justice a fait chiffrer le coût du crime et de la délinquance par l’économiste Jacques Bichot. Pour la première fois en France une étude complète et sérieuse englobant tous les types de délits et de crimes (à l’exception des délits routiers) a été publiée, médiatisée et diffusée très largement par l’IPJ. Un grand succès que l’association compte bien continuer à exploiter !

115 milliards d’euros, soit 5,6% du PIB ! Tel est le tribut que nous avons payé au crime et à la délinquance entre juillet 2008 et juin 2009… alors que les budgets de la police et de la justice, ensemble, ne s’élèvent qu’à 12 milliards d’euros. Si peu de moyens déployés pour lutter contre tant de violences et d’insécurité (qui représentent à elles seules un coût de 62 milliards) !

Pourquoi une telle étude ? Pour faire prendre conscience aux décideurs politiques, judiciaires et au grand public de l’ampleur du problème et pour les pousser à initier d’autres études plus fines afin de mieux cibler les priorités de la politique à établir en matière de justice.

Dans un monde focalisé sur sa dimension économique, les informations et réflexions relatives au coût de la délinquance et du crime sont rares et parcellaires. Or, dans les démocraties modernes, les choix budgétaires s’appuient autant que possible sur des indicateurs chiffrés. Il est grand temps d’y voir clair !

 

L’IPJ révèle l’impact du poids financier de la délinquance et du crime pour les citoyens

Dans un contexte de crise économique et de contrainte budgétaire aigüe, certains critiquent le coût élevé de certaines mesures de protection, comme la video surveillance, ou mettent en cause la construction de nouvelles prisons décidée par l’Etat. D’autres, au contraire déplorent la réduction des effectifs de police et rappellent que chaque année 30 000 peines de prison restent inexécutées faute de places. Comment savoir, en l’absence d’analyse économique pertinente, si les moyens alloués à la lutte contre l’insécurité sont à la hauteur des enjeux et du coût financier qu’elle représente ? Comment définir les priorités de la lutte contre les comportements illégaux sans connaître leur poids en termes de coût ?

Sujet difficile à aborder dans sa globalité tant il recouvre de réalités différentes, le coût du crime et de la délinquance peut être mieux cerné aujourd’hui avec les nouveaux moyens à disposition comme les enquêtes de victimation ou la prise en compte dans l’analyse économique de nouveaux critères non monétaires comme le préjudice moral (tout ce qui ne concerne pas des biens stricto sensu, qui rejoint l’idée de « bonheur national brut »).

 

Une couverture médiatique très large

Une étude sérieuse, c’est bien mais encore faut-il la faire connaître ! L’institut pour la Justice a organisé le mardi 4 mai 2010 une conférence de presse au Café « le Procope », lieu emblématique puisqu’il a accueilli les pères de la déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen au 18ème siècle. La veille, l’Institut et Jacques Bouchot avaient présenté l’étude aux radios qui ont très bien relayé l’info. Europe 1, RMC, France Info et France Culture ont diffusé l’info le matin à partir de 7h00 dans leur matinale, tranche horaire très écoutée.

Lors de la conférence de presse, les journalistes des journaux Le Parisien, Le Figaro Magazine, La Croix , l’AFP, Ouest France, La voix du Nord, En toute Sécurité, Le cri du Contribuable étaient présents ainsi que la journaliste justice de TF1 et celle de France 24. Tous ont retransmis l’information dans leur support à l’exception du Parisien.

A rajouter à ces retombées déjà très intéressantes, le remarquable et long article du Figaro paru le 5 mai ainsi que les brèves dans le Monde, les Echos et autres…

Bref la couverture médiatique a été très large mais cela ne suffit pas. Encore faut-il convaincre les décideurs eux-mêmes !

 

Une diffusion ciblée aux décideurs politiques et judiciaires concernés

Par conséquent, L’Institut pour la Justice a fait parvenir une étude et sa synthèse à tous les décideurs politiques, administratifs et judiciaires accompagnée d’une demande de rendez-vous pour bien enfoncer le clou. Déjà un conseiller technique du Premier Ministre, nous a contactés pour nous recevoir, une député socialiste nous accorde également un rendez-vous, etc… Beaucoup ont salué l’initiative, reconnaissant explicitement que cette étude comblait un manque certain.