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Communiqué : Manifestation anti sécuritaire du 4 septembre, des « républicains » qui trahissent leurs pères

Communiqué de l’Institut pour la Justice sur la manifestation « anti-sécuritaire » qui aura le le 4 septembre place de la République, 140 ans exactement après la proclamation par Léon Gambetta de la IIIème République.

Léon Gambetta et Waldeck-Rousseau doivent se retourner dans leur tombe en ce jour anniversaire de l’instauration de la IIIème République. Pour ces ardents défenseurs de la République laïque, quelle déception de voir leurs « descendants » revendiquer leur parrainage pour mieux les trahir !

Car depuis ses débuts, la sécurité est au coeur du pacte républicain. Waldeck-Rousseau, l’auteur des lois sur la liberté syndicale et la liberté d’association, était aussi le ministre de l’Intérieur de Gambetta et de Jules Ferry. Auteur de dispositions particulièrement fermes contre les récidivistes, Waldeck-Rousseau était convaincu que la lutte contre la criminalité ne pouvait se limiter à des mesures de prévention (« Ce n’est point assez d’ouvrir des écoles ; pour ne pas compromettre les résultats de ces réformes, il faut encore supprimer cet enseignement du crime, donné par ceux qui, toujours retournent sans cesse de la rue à la prison et de la prison à la rue »).

Pour l’Institut pour la Justice, la sécurité est un droit imprescriptible pour chaque citoyen et la condition même de la liberté comme de l’égalité. Ce qui est porteur de « désintégration sociale » et « viole les principes les plus élémentaires sur lesquels la République s’est construite », c’est l’inégalité des citoyens face à l’insécurité.

Faut-il le rappeler ? Plus de 10 millions de Français se sentent en insécurité dans leur vie quotidienne (sondage de l’IFOP pour France Soir paru le 23 juillet 2010). Le même sondage montre que les ouvriers sont deux fois plus touchés par cette insécurité que les cadres – confirmant les propos tenus par le Républicain Waldeck Rousseau : « c’est dans les couches populaires qu’on souffre le plus de cette plaie sociale. Ce ne sont pas les fils de la bourgeoisie qui en souffrent le plus. Ce sont les fils des travailleurs, ceux qui vivent dans un contact forcé avec ces parvenus de la police correctionnelle et du crime… ».

L’Institut pour la Justice s’inquiète du détournement des valeurs républicaines opéré par les manifestants et prône une prise en charge du problème de sécurité sans idéologie.