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L’expertise de l’IPJ sollicitée dans les débats publics

Récemment, l’Institut pour la Justice a été invité à participer à deux débats publics, tous deux très différents mais ayant comme point commun : la justice.

Le 29 septembre Xavier Bébin, délégué général de l’Institut, faisait partie des experts invités par Valérie Pécresse à débattre, dans le cadre du Labo des idées (lien vers http://www.lelabodesidees.fr/Intervention-de-Xavier-Bebin,45.html), du sujet : « sécurité : explorons des idées neuves ». Et le 5 octobre, c’est sur la question « les droits de l’homme dans les prisons françaises » que Xavier Bébin est intervenu, à l’occasion du café débat organisé par Génération engagée, un groupe de citoyens réunis autour des valeurs démocrates et humanistes.

A chacune de ses manifestations, l’Institut pour la Justice a fait entendre sa voix : une voix souvent à contre-courant. L’association a ainsi eu la possibilité de diffuser ses idées à des publics très différents et face à des intervenants d’horizon divers :

– A l’occasion du Labo des idées, le représentant de l’Institut pour la Justice était placé à la tribune aux côtés de Valérie Pécresse, Chantal Jouanno, Bruno Beschizza et de parlementaires de la majorité. Le délégué général est intervenu après différents experts tels que Sébastien Roché – directeur de recherche au CNRS et spécialiste de la délinquance et Christophe Soullez – criminologue et directeur de l’Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale.

Alors que le débat était focalisé sur la réponse policière à l’insécurité, l’Institut pour la justice a souhaité insister sur le maillon faible de la chaine pénale : la justice. Pour ce faire, l’association n’a pas hésité à 31pointer du doigt les problèmes d’inexécution des peines. Car en effet, 82 000 peines sont inexécutées en France, sachant que le problème ne pourra pas être résolu sans la construction des 20 000 places de prison qui manquent en France. Il faut savoir qu’aujourd’hui 20 pays de l’Union européenne sur 27 ont un taux d’incarcération supérieur à la France. De vrais progrès sont donc à espérer sans pour autant tomber dans le « tout carcéral ». L’association a également prôné l’utilisation de bracelets électroniques mobiles à la sortie de prison des délinquants multi-récidivistes pour réduire au maximum le risque qu’ils récidivent.

– Lors du Café-débat de Génération engagée, le délégué général de l’IPJ a débattu avec des fondateurs d’associations d’aide aux détenus et aux familles de détenus, ainsi qu’avec la Vice-présidente de la Ligue des droits de l’homme. Des échanges plus vifs cette fois, avec une voix assez discordante par rapport aux discours des autres intervenants qui « oubliaient » souvent les raisons de l’emprisonnement. Le représentant de l’association a insisté sur le fait qu’il faut éviter de basculer d’un extrême, à l’autre à savoir d’une société où le détenu était puni et méprisé à une société où le détenu est quasiment mieux traité que la victime. En effet l’Institut pour la justice a à cœur que la victime puisse bénéficier des mêmes droits que les détenus, notamment au stade de la libération conditionnelle (le détenu peut faire appel si elle lui est refusée, mais la victime ne peut pas faire appel si elle lui est accordée).

A travers ces différents débats publics, l’Institut pour la Justice a ainsi pu faire passer ses messages en soulignant les dysfonctionnements de la chaîne pénale mais aussi en apportant des pistes de réflexion « modernes », afin mieux protéger les citoyens et de mieux considérer les victimes.