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Communiqué : Oui, les magistrats sont bien responsables du drame de Pornic

L’Institut pour la Justice dénonce l’utilisation par les syndicats de magistrats du drame de Pornic pour demander une hausse de leurs moyens

Choqué par la remise en liberté sans aucun suivi de Tony Meilhon, l’Institut pour la Justice souligne aujourd’hui la responsabilité de certains magistrats dans le décès de Laetitia.

Thierry Meilhon condamné 15 fois, dont une fois pour viol aggravé et une fois pour trois braquages ayant blessé 2 personnes n’aurait pas dû être en liberté à 31 ans d’autant que les expertises
psychiatriques étaient particulièrement inquiétantes.

L’Institut pour la Justice souhaite que les magistrats prononcent des peines neutralisantes, dans ce genre de cas.

En effet, lorsque un magistrat est confronté à un délinquant multiréitérant et violent, il se doit de prononcer des peines proches du plafond prévu par la loi. Il s’agit d’allier le juste à l’utile : prononcer une peine proportionnée tout en permettant de réduire la criminalité par la neutralisation, sans renoncer un seul instant à la réinsertion. Cette « neutralisation sélective » sera d’autant plus efficace et appropriée que les magistrats seront en mesure de détecter les délinquants et criminels les plus dangereux.

S’agissant du suivi de Tony Meilhon à sa sortie de prison, L’Institut pour la Justice souligne que des magistrats chargés de trier les dossiers par priorité n’ont pas jugés utiles de concentrer leur attention sur le cas de Tony Meilhon, il est d’autant plus choquant t’entendre les syndicats de magistrats jugés inutiles la mise en place d’un office destiné à repérer les criminels aux caractères les plus dangereux.

L’Institut pour la Justice est révolté par la réaction des magistrats suite à ce drame alors que le décès de Laetitia relève en partie de leur responsabilité. La justice manque cruellement de moyens mais le manque de moyens de la justice ne saurait en aucun cas justifier le drame de Pornic.