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Valeurs Actuelles consacre un article sur des individus arrêtés de multiples fois. L’Institut pour la Justice réagit.

Dans son édition du 8 septembre dernier, l’hebdomadaire a souhaité sensibiliser ses lecteurs sur ces individus arrêtés de multiples fois par les services de police.

Exemple de Alassane .D arrêté 97 fois pour usage et trafics de stupéfiants, menaces avec arme blanche, extorsion réel d’objets volés, vol à la roulotte, ports d’armes illégaux « 97 fois , c’est beaucoup…mais il n’est pas rare que l’on retrouve sur la voie publique des personnes interpellés peu avant », constate un commandant de police.

« Selon le ministère de l’Intérieur, 19 000 individus ont plus de 50 mentions au Stic » rappelle Xavier Bébin, délégué général de l’Institut pour la Justice.
Le Stic ? « C’est le système de traitement des infractions constatées : un fichier regroupant les informations sur les délinquants interpellés et les infractions commises. En clair, près de 20 000 individus ont été arrêtés au moins 50 fois pour des délits distincts. « S’ils étaient derrière les barreaux, bien des infractions seraient évitées », conclut Xavier Bébin.

Ce qui a conduit Nicolas Sarkozy, à faire voter la loi renforçant la lutte contre la récidive, qui prévoit l’application des peines minimales, dites pleines planchers, à l’encontre des délinquants concernés.

Xavier Bébin regrette que ce texte, à la portée trop limitée, ne soit pas assez appliqué. D’abord, parce que la notion de récidive légale est très précise. Il faut, en matière délictuelle, une condamnation définitive suivie d’une nouvelle infraction identique à la précédente ou assimilable à celle-ci : un délinquant déjà condamné pour un cambriolage n’est pas en état de récidive légale s’il est arrêté, ensuite, pour trafic de stupéfiants, les deux infractions étant différentes.
La loi autorise ensuite les juges à ne pas prononcer la peine plancher s’ils justifient leur décision. Le cas est fréquent. « Trop souvent, les magistrats jugent à la trentième fois comme à la troisième », estime Xavier Bébin. « Beaucoup ignorent sciemment la fonction de neutralisation de la peine. La mise à l’écart d’un multi délinquant pendant deux ans ne garantit pas sa réinsertion – obsession de notre justice ! – mais elle empêche de nuire. Les juges semblent l’avoir oublié

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