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Les sympathisants étaient nombreux à la 3ème étape du Tour de France pour la Justice à Toulouse.

L’Institut pour la Justice a pu mesurer le succès de son initiative de Tour de France pour la Justice à Toulouse le 29 septembre dernier. Près de 150 personnes étaient venues assister à la 3ème étape de ce Tour de France débuté en juin 2011. Plus le Tour de France avance dans l’année plus le nombre de sympathisants présents viennent grossir les rangs des réunions en province.

François Ville, membre actif de l’IPJ à Toulouse a introduit la réunion en rappelant comment il avait adhéré en tant que simple citoyen à l’Institut pour la Justice, quelles étaient ses motivations et pourquoi selon lui il est nécessaire que les citoyens s’organisent et se mobilisent aujourd’hui pour faire avancer les combats de l’Institut pour la Justice. Ensuite, le délégué général Xavier Bébin a rappelé que l’IPJ est la plus grande association de citoyens, de victimes et d’experts mobilisés pour une justice plus équitable et que sa mission principale est de relayer les préoccupations citoyennes auprès des élus, des pouvoirs publics et du monde judiciaire.

Ce Tour de France, organisé dans le cadre des prochaines élections présidentielles de 2012, est justement l’occasion idéale pour les sympathisants de l’IPJ de faire connaître leurs idées et leurs propositions pour que la Justice retrouve sa fonction centrale de protection des citoyens. De nombreux témoignages sont par conséquent venus animés la réunion, mais nous en retiendrons un particulièrement: celui de la famille Censier très édifiant sur les dysfonctionnements judiciaires.

Joël Censier a perdu son fils en 2009, assassiné par un groupe de jeunes lors des fêtes de Nay. Une à une les personnes impliquées dans ce meurtre ont été progressivement relâchées. Mais l’aberration du système judiciaire ne s’arrête pas là ; alors qu’il était en détention provisoire à Pau depuis deux ans, le meurtrier présumé de Jérémy Censier (qui a par ailleurs reconnu sa culpabilité en garde à vue) a été remis tout récemment en liberté sans contrôle judiciaire sur décision de la Cour de cassation pour vice de procédure. C’est à peine croyable mais la Cour de cassation saisie par la défense du détenu a récemment reproché à la chambre d’instruction de la cour d’appel de Pau de ne pas avoir tenu d’audience dans le délai imparti. Selon le nouveau code de procédure pénal, ce dernier est en effet de trois mois pour les affaires criminelles. Passé ce laps de temps, la personne provisoirement détenue doit être relâchée. Le meurtrier présumé de Jérémy Censier a donc été libéré parce que la Justice n’a pas été capable de faire son travail. Aujourd’hui plus aucune des personnes ayant participé de près ou de loin au meurtre de Jérémy Censier n’est en détention provisoire.

C’est parce que des dysfonctionnements judicaires de cette sorte existent que le combat et l’action de l’Institut pour la Justice sont d’autant plus légitimes. C’est pourquoi la mobilisation continue, prochaine étape : le Havre le 6 octobre.