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L’hebdomadaire Le nouvel Observateur consacre 3 pages à l’Institut pour la Justice

Alliant l’expertise et la vox populi, l’association, qui se veut le « porte-voix de la majorité silencieuse », s’invite dans la campagne présidentielle.

Il y a tant de monde, au moins 350 personnes, à avoir bravé la pluie-gadoue, la nuit et les complications dues aux travaux dans cette périphérie de Nantes qu’une file inespérée par les organisateurs s’est formée devant la salle (…).

Ceux-là sont trois ce soir-là à la tribune, prêts à entamer la douzième étape du Tour de France pour la Justice, organisé par l’Institut pour la Justice : Xavier Bébin, le délégué général de l’association, Didier Gallot, magistrat gouailleur, et Joël Censier, père d’un jeune homme assassiné il y a près de trois ans et héros du web depuis qu’une vidéo sur son cauchemar judiciaire a été vue par plus de 9 millions d’internautes.

Xavier Bébin prend la parole. (…) Il est depuis trois ans la voix de l’Institut pour la Justice, qu’il présente comme « un think tank au service des victimes ». (…) Lorsque Bébin conclut son exposé « Plus de 1,7 million de Français ont signé notre Pacte 2012, nous demanderons à chaque candidat à la présidentielle de se prononcer dessus et nous vous rendrons compte de leur réponse » -, la salle applaudit.

Le « projet marche sur deux jambes », aime dire son délégué général : l’alliance de l’expertise et du populaire.

La recette attire les foules et intéresse les politiques. Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice, présentait en janvier une proposition de loi sur le droit des victimes. Lors de sa conférence de presse, il était entouré de trois membres de l’IPJ, donnant l’impression étrange d’un député cornaqué par des lobbyistes. « En m’appuyant sur leur crédibilité et sur le nombre qu’ils représentent, j’aurai plus de poids », dit le parlementaire.

L’IPJ entend jouer le poil à gratter de la présidentielle. Il a déjà réussi à imposer ses questions dans le débat public. Nicolas Sarkozy a consacré une partie de son discours de Dijon sur la mise en place des jurys populaires en correctionnelle, à la place des victimes dans la chaîne judiciaire, et des politiques de tous bords participent à ses colloques. « Il ne faut pas fuir le débat, même s’ils sont à l’opposé de nos positions. Nous devons les prendre au sérieux, les questions qu’ils soulèvent méritent réponse. La gauche a trop longtemps diabolisé ceux qui ne pensent pas comme elle », estime le sénateur socialiste André Vallini.

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