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Communiqué : Suppression des peines plancher, une faute

L’Institut pour la Justice est consterné d’apprendre que la garde des Sceaux confirme la suppression des peines plancher le jour même où l’on honore deux gendarmes qui seraient encore en vie si la peine plancher avait été prononcée.

La justification de Christiane Taubira, selon laquelle « ceux qui étaient incarcérés récidivent dans 63% des cas, contre 39% pour ceux en liberté conditionnelle » est une lecture erronée d’une étude parue récemment. Cette étude montrait que les libérés en conditionnelle récidivaient moins (39 %) que les libérés en fin de peine (63 %). Mais cette étude prend soin de préciser que « ces résultats n’indiquent pas forcément un lien de causalité », car les profils de ces condamnés ne sont pas du tout comparables. Il est évident qu’un individu à qui la Justice accorde une libération conditionnelle a manifesté davantage de garanties de réinsertion qu’un individu que l’on aura préféré maintenir en prison jusqu’à la fin de sa peine, de peur qu’il ne récidive.

L’Institut pour la Justice rappelle que, d’après l’Observatoire Institut pour la Justice / CSA de mars 2012, les Français plébiscitent les peines plancher à une majorité écrasante (75 %), soit pour demander leur maintien (32 %) soit pour demander leur renforcement (43 %), contre 13 % seulement qui demandent leur suppression. Le sujet fait d’ailleurs consensus à droite comme à gauche, deux tiers des sympathisants de gauche étant favorables au maintien ou au renforcement de ces peines minimales.