01-70-38-24-07
info@institutpourlajustice.org

Blog

Quatrième vague de l’Observatoire CSA / IPJ, Xavier Bébin analyse les résultats sur Atlantico

D’après un sondage CSA pour l’Institut pour la Justice, les Français qu’ils soient de gauche comme de droite veulent une Justice plus protectrice et plus équitable à l’égard des victimes. Le secrétaire général de l’association répond aux questions d’Atlantico pour expliquer les résultats de ce sondage qui créent un consensus parmi les Français.

Les résultats montrent notamment que plus de 9 Français sur 10 souhaitent l’obligation pour tout condamné de purger au minimum les trois quarts de sa peine de prison (85 % à gauche, 94 % à droite). Xavier Bébin explique en effet que « le problème majeur de la Justice est qu’elle n’est pas crédible. Faute de places de prison en nombre suffisant, plus de 20 000 peines restent inexécutées chaque année. Avec, à la clé, un sentiment d’impunité qui favorise la récidive. Plus globalement, la prison ferme ne concerne qu’un délinquant sur dix arrêté par la police : on est donc loin d’un soi-disant « tout carcéral » ! Les autres sont condamnées, pour l’essentiel, à des « rappels à la loi », à des « sursis » ou à des amendes parfois symboliques qui ne sont pas des sanctions crédibles. »

95 % des Français interrogés pensent que les peines prononcées par les tribunaux devraient davantage tenir compte du dommage subi par la victime (93 % à gauche, 99 % à droite).

Autre résultat marquant : les Français sont favorables au maintien voire au renforcement des peines plancher (77% et  72% chez les sympathisants de gauche)

Le secrétaire général de l’Institut pour la Justice explique que « l’individualisation des peines est nécessaire, mais le problème est que dans l’esprit de certains magistrats, l’individualisation signifie uniquement une « atténuation de la peine ». Alors qu’elle signifie aussi que la peine doit être aggravée pour les profils dangereux et multirécidivistes. Dans un monde idéal, on ne devrait pas avoir besoin de peines plancher. Chacun devrait avoir conscience qu’il existe un petit noyau dur de délinquants suractifs – 5 % des délinquants causent plus de 50 % des crimes et délits – et que la société est mieux protégée quand ces individus sont derrière les barreaux. »

Lire ici l’intégralité de l’interview de Xavier Bébin sur Atlantico