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Que risquent vraiment les assaillants du RER D ? Réponse d’Alexandre Giuglaris à Atlantico

Alexandre Giuglaris répond aux questions d’Atlantico sur l’interpellation mercredi 27 mars de seize personnes suspectées d’avoir fait partie des agresseurs lors de l’attaque du RER D. Parmi les jeunes arrêtés, de nombreux mineurs. Il revient sur les risques encourus par ces personnes sur le plan judiciaire et sur les peines telles qu’elles sont appliquées aujourd’hui en France.

Il dépeint notamment une situation inacceptable :  l’exécution très partielle des peines prononcées. « On a mis en place des crédits de réduction de peines automatique et supplémentaire qui peuvent réduire chaque année de détention de moitié. Ainsi, avec une demande de libération conditionnelle, un individu condamné à 18 mois prison peut ne rester en détention que 5 mois du fait des dispositifs existants. C’est pourtant contraire au principe d’individualisation dont on entend beaucoup parler. »

Il ajoute que « les courtes peines de prison sont, par principe, aménagées et le gouvernement envisage de les supprimer au profit d’une peine de probation. C’est une erreur car cela renforcerait la criminalité et l’impunité et cela gâcherait une idée qui pouvait être intéressante. »

Lire l’interview d’Alexandre Giuglaris à Atlantico