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Un test ADN aurait pu empêcher 3 viols

Ouest-France, le 28 juin 2013

Un homme identifié comme l’auteur d’un viol commis au mois de septembre à Rennes est soupçonné d’avoir violé trois autres personnes. Sa première victime en septembre 2012, avait remis aux enquêteurs ses sous-vêtements au cas où son agresseur aurait laissé son empreinte ADN. Sauf qu’aucune analyse ADN n’est alors demandée par le Parquet.

Ce n’est que lorsque les policiers apprennent qu’un homme de 22 ans a été interpellé pour trois agressions, dont une tentative de meurtre, qu’ils établissent un lien entre les affaires. Les échantillons sont alors analysés. La trace ADN découverte appartient bien à l’homme écroué.

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Deux prisonniers en sortie canoë s’évadent à vélo

RTL, le 24 juin 2013

Deux détenus de la prison de Meaux (Seine-et-Marne) se sont évadés à vélo, ce lundi 24 juin, lors d’une activité de canoë-kayak à l’extérieur de l’établissement.

Les deux prisonniers, dont l’un purgeait « une peine relativement conséquente (…) ont pris la fuite à vélo », a expliqué une source judiciaire.

« Ils seraient partis sans prévenir, ce qui est considéré comme une évasion », a ajouté Gérald Ferjul, représentant syndical Ufap-Unsa Justice, affirmant lui aussi que les prisonniers étaient partis faire du kayak.

Contactée par l’AFP, la direction du centre pénitentiaire n’a pas souhaité faire de commentaire.

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NON au 2 poids, 2 mesures : Soutien à Nicolas

Madame, Monsieur,

Des dizaines de milliers d’individus dangereux pour la société et condamnés à de la prison ferme pour violences graves ne purgent pas leur peine « faute de place » dans les prisons.

Et pourtant, la justice a su trouver sans délai, une place à la prison de Fleury-Mérogis pour incarcérer un jeune étudiant de 23 ans, fondateur du mouvement pacifique des Veilleurs, protestant contre la loi Taubira.

Ce jeune homme est « coupable » d’avoir participé à un rassemblement de la Manif pour Tous et d’avoir refusé une prise d’empreinte d’ADN.

Il a été condamné en comparution immédiate à 4 mois de prison dont deux fermes.

pourtant  :

  •  – le 8 mai 2013 à Evreux : un individu qui a passé à tabac sa femme et sa fille reçoit 8 mois de prison dont 2 mois ferme mais repart libre en attente d’un aménagement de peine;
  •  – le 24 mai 2013 à Laon : un homme de 21 ans qui a déjà eu à faire à la Justice est condamné à 8 mois ferme pour car jacking : il sort libre du tribunal;
    – le 5 juin 2013 : un homme déjà condamné reçoit 6 mois ferme pour avoir incendié un bâtiment public : il n’est pas écroué;
    – le 11 juin 2013 : un homme coupable de mise en danger de la vie d’autrui et de violence à l’encontre des policiers à Trappes est condamné à 8 mois de prison avec sursis;
    – le 12 juin 2013 : pour l’attaque du RER D et de ses passagers, agressés, frappés, volés à Grigny : aucune peine de prison ferme n’est prononcée et relaxe pour la quasi-totalité des participants;
    – le 12 juin 2013 : agression sexuelle sur une fille de 11 ans dans les Ardennes : 18 mois avec sursis;
    – le 14 juin 2013, un homme qui a violé sa voisine pendant 2 mois a été condamné à 18 mois ferme, sans être incarcéré à l’issue de l’audience.

 

Nicolas, lui, est en ce moment incarcéré à Fleury-Mérogis, une prison qui accueille de véritables délinquants et criminels dont des dealers, des assassins ou des violeurs.

Que l’on soit en accord ou non avec le mouvement et les revendications de ce jeune homme importe peu. Ce qui est très grave, en revanche, c’est qu’on ait une peine très lourde prononcée contre Nicolas, jeune étudiant au casier judiciaire vierge d’un côté et de l’autre, un laxisme absolu à l’encontre de tant de délinquants et criminels chaque jour.

Il est plus grave pour certains juges ou pour certains politiques de se rebeller, de refuser un prélèvement ADN ou de se faire interpeller que d’agresser sexuellement une vingtaine d’enfants âgés de dix ans1, car dans ce cas, on obtiendra une nouvelle fois une peine virtuelle de sursis.

Notre justice a-t-elle encore un sens ? Notre pays a-t-il encore une justice égale pour tous ? Pouvons-nous encore croire à l’impartialité de nos juges alors que le « mur des cons » du Syndicat de la Magistrature a montré que des magistrats pouvaient en toute impunité insulter des familles de victimes ?

L’heure est grave.

Nous ne devons pas laisser faire. Nous devons exiger le retour du bon sens et de l’impartialité. En apportant votre soutien à Nicolas vous enverrez un message clair : non au 2 poids, 2 mesures, non à une justice qui condamne certains individus avec la plus grande sévérité  et laisse filer les délinquants et les récidivistes notamment en supprimant les peines plancher ou la rétention de sûreté pour les meurtriers ou les violeurs dangereux.

Nous devons être des milliers, des dizaines et même des centaines de milliers à nous mobiliser.

Nous ne pouvons pas laisser faire ça.

Je compte sur vous pour signer la pétition de soutien à Nicolas exigeant la fin d’une justice à deux vitesses en cliquant ici.

Avec tous mes remerciements.

Laurence Havel
Secrétaire nationale.

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L’affaire Agnès Marin et l’évaluation de la dangerosité

Le procès de Matthieu M. s’est ouvert le 18 juin 2013. Il est accusé d’avoir violé, tué puis brûlé Agnès Marin âgée de treize ans alors qu’il avait déjà violé une adolescente quelques mois auparavant. Ce procès est l’occasion de revenir sur le suivi judiciaire de cet individu et sur l’évaluation de la dangerosité dans notre pays alors que des failles ou des dysfonctionnements ont été mis en avant.

Le docteur Alexandre Baratta revient, dans ce décryptage, sur les causes possible de ces défaillances en montrant le retard français en matière d’évaluation criminologique. Il invite les experts à s’inspirer d’outils, utilisés dans de nombreux pays, qui permettent de mieux évaluer la dangerosité criminologique et ainsi prévenir la récidive.

Télécharger ici le décryptage du docteur Baratta  sur l’ affaire Agnès Marin et l’évaluation de la dangerosité

Visionner ici un reportage de France 3 (17/09/2012) consacré à l’évaluation de la dangerosité et du risque de récidive en France :

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L’IPJ invité du plateau de BFM le 18 juin

Le mardi 18 juin 2013, Xavier Bébin, Secrétaire général de l’Institut pour la Justice, Roland Coutanceau psychiatre, criminologue et Président de la Ligue française de santé mentale et Serge Portelli du Syndicat de la Magistrature, étaient invités de l’émission BFM Story sur la chaîne de télévision BFM.

Ils étaient invités à réagir au suivi judiciaire défaillant de Mathieu M. accusé du viol et  du meurtre d’Agnès Marin au Chambon-sur-Lignon. Le débat a également permis de s’interroger sur l’évaluation de la dangerosité en France et des méthodes efficaces utilisées dans d’autres pays.

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Récidiviste, il roue de coups sa compagne et prend 6 mois de prison

L’Union ardennais, le 18 juin 2013

Un homme de 23 ans, déjà condamné par le tribunal de police à deux reprises pour avoir frappé deux autres de ses amies, en 2011 et en 2012, a été arrêté à la suite d’un déferlement de violence à l’encontre de son amie et du fils de celle-ci. Le tribunal l’a condamné à dix-huit mois de prison dont douze mois avec sursis, c’est-à-dire à 6 mois de prison, avec obligation de soins et interdiction d’entrer en contact avec ses victimes. Le parquet  avait requis trois ans dont dix-huit mois de prison ferme avec mandat de dépôt.

Voici le témoignage du petit garçon : « Il l’a poussée dans la salle de bain, sa tête a heurté la porte. Il lui a mis des coups de poing partout. Il l’a poussée dans la chambre, il l’étranglait. Il a poussé maman sur moi, j’ai reçu un coup de poing sur la tête… Il n’arrêtait pas de la frapper. Elle criait. Je lui disais de pas tuer maman. Ils sont partis dans le salon. Il lui mettait des coups de poing. J’ai reçu un coup. Il a pris un couteau de cuisine. Maman m’a dit de m’enfermer dans ma chambre. J’ai entendu des coups, des cris, les pleurs de maman… Après il a dit « Maintenant on dort tous » et il a éteint la lumière. C’est là que j’ai entendu la police ».

A leur arrivée dans cet appartement de la rue Sébastopol, alertés par des voisins, les policiers ont trouvé une femme couverte de sang, le visage tuméfié, le nez fracturé, des traces de coups sur tout le corps. Une jeune femme méconnaissable… et un petit garçon apeuré. Les toilettes et le lavabo de la salle de bain étaient cassés. Il y avait du sang partout sur les murs…

Lire ici l’intégralité de l’article de l’Union

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Communiqué : Record de la population carcérale, la France manque de places de prison

Les chiffres sont têtus. Pour le deuxième mois consécutif, l’administration pénitentiaire a annoncé un nouveau record de 67 977 détenus. L’explication de cette augmentation de la population carcérale est malheureusement le résultat de la hausse continue de la criminalité dans notre pays depuis plusieurs mois.

Cette augmentation entraîne mécaniquement une surpopulation carcérale puisque le nombre de places n’augmente pas. Cela ne peut que nuire au travail des fonctionnaires de l’administration pénitentiaire ainsi qu’à la réinsertion des détenus.

L’Institut pour la Justice, association citoyenne qui oeuvre pour une justice plus protectrice des citoyens et plus équitable à l’égard des victimes, rappelle que, pour mettre fin à la surpopulation carcérale et au scandale de l’inexécution des peines de prison prononcées tout en assurant la sécurité des Français, il faut construire au moins 20 000 nouvelles places de prison.

Ainsi, selon les dernières statistiques pénales annuelles du Conseil de l’Europe rendues publiques le 3 mai dernier, la France comptait, en 2011, 56 562 places contre 75 647 en Espagne, 77 669 en Allemagne ou 96 158 au Royaume-Uni.

La France doit donc s’engager rapidement dans un plan massif de construction d’au moins 20 000 places de prisons, si l’on veut mettre un terme à l’indignité de la surpopulation carcérale et mettre à exécution toutes les peines de prison qui sont prononcées.

Télécharger ici le communiqué de l’IPJ sur la surpopulation carcérale

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La France emprisonne plutôt moins que ses voisins européens

Le Point.fr, le 18 juin 2013

Si le pays n’a jamais eu autant de prisonniers derrière les barreaux, rapporté au nombre d’habitants leur nombre reste en deçà de la moyenne continentale. L’écart des pays européens ne classe pas la France parmi les pays les plus répressifs. 67 977 détenus et un taux de 103 prisonniers pour 100 000 habitants. Le taux de surpopulation carcérale est de 118.5%.

« Que retenir de cette comparaison ? On remarque que, en matière d’emprisonnement, la France a encore de la marge…, dans un sens comme dans l’autre ! Il faut d’ailleurs prendre ces indicateurs pour ce qu’ils sont, car les taux d’emprisonnement ne sont pas toujours corrélés avec les taux de criminalité des pays. Ils sont avant tout le reflet de choix de société, où les politiques judiciaires vont du « tout préventif » au « tout carcéral ». La France n’étant le symbole ni de l’un ni de l’autre. Les pays européens ont cependant cela de commun que, en moyenne, on emprisonne de plus en plus ces dernières années : de 123 en 2009, on est passé à 139 détenus pour 100 000 habitants en moyenne sur le continent. Une tendance à laquelle la France n’échappe pas.

Enfin, les prisons de notre côté de l’Atlantique restent cependant loin de celles d’un autre pays développé, et pas des moindres. Les États-Unis sont ainsi les « champions du monde » en termes d’incarcération : 743 détenus pour 100 000 habitants, soit 2,3 millions d’habitants au trou. Un autre monde ? »

Lire ici l’intégralité de l’article du Point

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Déjà condamné pour agressions sexuelles, il est arrêté pour le viol de deux fillettes à Lyon

Le Figaro, le 16 juin 2013

Un homme de 34 ans, déjà condamné pour agressions sexuelles, a été mis en examen le week end dernier et écroué à Lyon pour le viol de deux fillettes de 10 et 11 ans qu’il avait repérées dans le métro et dans la rue. Arrêté dans l’Ain, il a été mis en examen  pour viols sur mineures de moins de quinze ans et placé en détention provisoire, a indiqué le parquet.

Il avait d’abord repéré sa première victime, une enfant de 11 ans, à une station de métro. Il l’avait suivie jusque dans l’entrée de son immeuble, l’avait giflée et violée. Deux jours plus tard, il avait repéré une fillette de 10 ans lors d’une fête de quartier, l’avait suivie et agressée selon le même mode opératoire.

L’enquête a permis de repérer un suspect en analysant la vidéosurveillance de la station de métro. Son identité a été confirmée par les prélèvements ADN. Placé en garde à vue puis présenté au parquet et à un juge d’instruction, il a nié les faits.

Lire ici l’article du Figaro

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« Quand la Justice crée l’insécurité » vu par Philippe Bilger dans le magazine Causeur

Dans le mensuel Causeur du mois de juin, Philippe Bilger, Premier avocat général honoraire de la Cour d’appel de Paris consacre un article au livre de Xavier Bébin « Quand la Justice crée l’insécurité« . L’ancien magistrat livre également son constat sur le fonctionnement de la Justice dans une France où « l’insécurité n’est pas un fantasme ».

« Chiffres à l’appui, Xavier Bébin démontre la réalité de l’insécurité et démonte les fantasmes lénifiants du gauchisme judiciaire. Il est donc traité par le mépris ».

« Comment expliquer la chape de plomb – ou, dans le meilleur des cas, de condescendance – qui recouvre le remarquable essai de Xavier Bébin Quand la Justice crée l’insécurité ? Etayée par de nombreuses statistiques, illustrée par des exemples puisés dans l’actualité, fondée sur de solides arguments, l’analyse de Bebin démolit tranquillement, sans vergogne mais sur un ton mesuré, les poncifs de la phraséologie pénale, judiciaire, pénitentiaire, sociale et médiatique.

Cette démolition est d’autant plus redoutable, donc à exclure des circuits d’information et de diffusion, qu’elle est enrichie par des propositions que les politiques pourraient aisément et rapidement mettre en œuvre En somme, ce livre est dangereux d’abord parce qu’il dénonce et contredit avec une « impitoyable modération », mais plus encore parce qu’il sort du registre incantatoire pour signifier aux pouvoirs, qu’ils soient de droite ou de gauche, les priorités, les urgences et les remèdes. »

Lire ici l’intégralité de l’article de Causeur

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