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Les problèmes soulevés par la peine de probation

Alexandre Giuglaris, délégué général de l’Institut pour la Justice, expose sur Atlantico les problèmes posés par la peine de probation, prévue par le projet de réforme pénale de Christiane Taubira.

Il explique que la peine de probation « n’est pas une nouveauté puisqu’elle existe depuis plusieurs décennies, notamment avec le système de sursis avec mise à épreuve. Je crains que l’on ne mette en avant cette disposition que pour en occulter d’autres, bien plus dangereuses, comme la suppression des peines plancher ou la mise en place d’un système de libération quasi automatique à la moitié de la peine de prison. »

« Il y a incontestablement un problème avec cette peine de probation, elle couvre un champ beaucoup trop large. Tous les délits pouvant être condamnés jusqu’à 5 ans de prison pourront dorénavant être sanctionnés d’une peine de probation. Mais il faut savoir que derrière ces termes techniques se cachent des condamnations pour agression sexuelle, violence conjugale ou sur mineur, vol avec violence. Tous ces délits sont très graves. L’Institut pour la Justice avait demandé à la garde des Sceaux, aux côtés de très nombreuses associations notamment de victimes, que les violences aux personnes soient exclues du champ de la probation. Nous n’avons pas été entendus par le gouvernement et c’est tout à fait regrettable car sur des questions de cette nature, un consensus, enfin un vrai, est nécessaire. »

Lire en intégralité l’interview d’Alexandre Giuglaris