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CLAUDINE ROHR

Claudine a décidé de témoigner dans un livre intitulé Le cri et le silence pour en finir avec le tabou qui entoure le viol.

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En finir avec l’angélisme pénal

Alain Laurent, philosophe, essayiste et directeur de collections aux Belles Lettres, revient dans cet entretien réalisé par Damien Theillier, sur son essai En finir avec l’angélisme pénal dans lequel il critique une conception mensongère et dévoyée de l’humanisme qui fait des délinquants, des victimes, par une inversion des valeurs préjudiciables à la lutte contre la délinquance et à la légitimité de l’autorité judiciaire.
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L’analyse de l’IPJ sur la fermeture des prisons en Suède

En réaction à l’annonce de la fermeture de quatre prisons en Suède, le site d’information Atlantico s’interroge sur le secret des pays du Nord qui semblent proposer un modèle effectif pour résoudre le problème de la surpopulation carcérale sans pour autant résoudre celui de la criminalité. Atlantico s’adresse au délégué général de l’Institut pour la Justice, Alexandre Giuglaris pour commenter cette annonce et comparer la situation de la Suède à celle de la France.

Le délégué général explique notamment  que « le Ministère de la justice suédois confirme cette hausse [de la criminalité] sur son site. Les politiques de non-incarcération ne freinent pas la délinquance, au contraire. En France, chaque fois qu’il y a eu une politique volontariste de « déflation carcérale » (comme en 1981, ou en 1998), la criminalité a explosé. En Suède, au moins, cette politique s’accompagne d’une réponse pénale qui s’est intensifiée ces dernières années. On est plus rapidement sanctionné pour avoir enfreint la loi même si l’infraction et la sanction sont mineures. Ainsi, alors que le nombre d’affaires portées par le procureur devant les tribunaux a baissé de 4% en France entre 2008 et 2010, il a augmenté de 6% sur la même période en Suède. »

« Là où la France doit s’inspirer de la Suède c’est dans la cohérence de sa politique pénale avec sa population et son niveau de criminalité. Nous avons un niveau de délinquance qui est plus élevé et des spécificités propres à chaque pays. Les alternatives à la détention comme la probation doivent exister mais ils ne doivent absolument pas être conçus, ni utilisés comme une solution à la surpopulation carcérale car pour être envoyés en prison en France, il faut présenter un réel danger ou avoir commis un acte grave, souvent en récidive. Les alternatives existent et sont déjà largement utilisées puisque les peines de prison fermes ne représentant que 17% des peines. »

 Lire ici l’interview d’Alexandre Giuglaris dans son intégralité 

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Claudine Rohr, Le cri et le silence

Chaque année en France 75 000 femmes sont violées. Une victime toutes les 7 minutes. Mais combien de femmes, par peur, par honte, n’osent pas briser le silence ?

Pendant plus de vingt ans, Claudine s’est tue. Elle ne pouvait pas, elle ne voulait pas évoquer l’inceste dont elle avait été victime. Elle a tenté de se reconstruire, de croire en une nouvelle vie, mais le destin s’est acharné.

À quarante-deux ans, le médecin à qui elle s’était confiée l’a violée. Après le procès de son agresseur, Claudine a décidé de faire de son cauchemar un combat. Ce livre, elle l’a écrit pour que d’autres femmes surmontent ce mur du silence.

Un témoignage poignant pour en finir avec ce tabou qui entoure le viol.

L’auteur

Aujourd’hui Claudine Rohr a 52 ans. Mère d’une fille, elle est conseillère à Pôle Emploi. Elle est l’une des femmes qui ont témoigné dans le documentaire « Viol, elles se manifestent » (Infrarouge, France 2).

Vous pouvez commander le livre ici

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Affaire Agnès Marin : mise au point du Dr Baratta sur la mission de l’expert psychiatre

Le Dr Alexandre Baratta, psychiatre et expert judiciaire, réagit dans les Dernières nouvelles d’Alsace à la nouvelle polémique autour de l’expertise psychiatrique du meurtrier d’Agnès Marin, adolescente de 13 ans, violée, tuée par un jeune homme de 17 ans, violeur récidiviste. Après un premier viol, sur une adolescente, Matthieu M. avait été expertisé par un psychiatre qui avait conclu à l’absence de dangerosité. Le jeune homme n’avait pas été incarcéré puis placé en internat mixte.

Le Dr Baratta revient dans cet article sur la mission qui est confiée à l’expert psychiatre et l’impérieuse nécessité dans cette fonction d’être formé à l’évaluation de la dangerosité, ce qui nécessite une compétence criminologique. Il explique également que l’utilisation d’outils ad hoc d’évaluation de la dangerosité, est la meilleure façon de limiter la part d’arbitraire dans les expertises. Les échelles actuarielles, utilisées dans la plupart des pays européens et la totalité des pays anglo-saxons limitent considérablement le risque d’erreur d’appréciation.

Néanmoins, « de nombreux psychiatres français se refusent à leur utilisation, quand bien même l’Académie de médecine préconise leur utilisation depuis trois ans déjà !». Le psychiatre explique que les conclusions de la conférence de consensus contre la récidive lancée par Mme Taubira en février 2013 « vont à l’encontre des conclusions de l’Académie de médecine, encourageant à se passer de tels outils ».

Selon lui, l’affaire Agnès Marin n’est pas une exception : « de nombreux autres criminels ont été évalués comme non dangereux (dont certains tueurs et violeurs en série). Une telle situation est le reflet d’une méthodologie inadaptée à la mission actuelle des expertises, plus criminologiques que psychiatriques. Faute de volonté politique, l’expertise psychiatrique à la française n’est pas prête d’évoluer. »

Lire ici l’article dans les Dernières nouvelles d’Alsace

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L’IPJ sur Sud Radio pour évoquer le projet de réforme pénale de Christiane Taubira

Alexandre Giuglaris, délégué général de l’Institut pour la Justice, était interrogé dans l’émission « Sud radio c’est vous » le jeudi 14 novembre sur le projet de réforme pénale de Christiane Taubira et sur le question de la récidive.

Réécouter ici l’interview d’Alexandre Giuglaris

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Des idées de l’IPJ reprises dans un rapport sénatorial

Le 28 mai 2013 l’Institut pour la Justice était auditionné au Sénat par un groupe de travail de la commission des lois consacré à l’indemnisation des victimes d’infractions pénales. Les sénateurs Philippe Kaltenbach et Christophe Béchu ont rendu leur rapport le 30 octobre dernier dans lequel ils présentent la nécessité d’améliorer l’accompagnement des victimes et reprennent pour cela quelques pistes avancées par l’Institut pour la Justice.

Lors de son audition, l’IPJ avait désigné l’amélioration de l’information des victimes de leurs droits, dès le dépôt de plainte, comme une priorité. La voix de l’association a été entendue puisqu’il s’agit de la première proposition du rapport ; elle précise d’ailleurs la nécessité de sensibilisation et de formation des personnels des forces de l’ordre à ce sujet.

L’IPJ, par la voix de Me Thibault de Montbrial, expert associé et Alexandre Giuglaris, délégué général de l’association, avait également insisté pour que soit reconnu un barème de référence pour l’indemnisation des victimes. Un tel outil a pour vertu de garantir aux victimes une indemnisation minimale. Les rapporteurs reconnaissent, dans leur proposition n°11, l’utilité de diffuser un référentiel national d’indemnisation des préjudices corporels.

Autre avancée importante, les rapporteurs se sont attardés sur la pratique choquante de la correctionnalisation des viols, un des combats de l’IPJ. Si cette pratique échappe au champ de leur mission, ils insistent néanmoins pour que la correctionnalisation ne se traduise pas par la minoration de l’indemnisation du préjudice subi par la victime. Un point satisfaisant certes, qui révèle surtout le reste de chemin à parcourir et de travail à effectuer pour lutter contre cette inégalité.

Si l’IPJ se réjouit que ses idées soient reprises par les rapporteurs de la mission, il regrette toutefois que le travail en milieu carcéral ne soit pas étudié comme un piste car il permet de rendre utile au détenu le temps passé en prison; et il le responsabilise en indemnisant la victime par son effort. De même, le rapport ne mentionne pas la proposition de l’IPJ, retenue dans le rapport de la députée Nathalie Nieson, de créer un système de suramende compensatoire dont l’efficacité a été démontrée dans les pays l’ayant adoptée.

Enfin, même si des améliorations sont avancées concernant la simplification des conditions d’accès à l’indemnisation pour la victime, il est préférable que l’Etat indemnise la victime et se tourne vers l’auteur des faits pour son remboursement.

L’Institut pour la Justice se réjouit de voir certaines de ses propositions reprises par le rapport de mission et espère que les avancées suggérées se concrétiseront dans un prochain projet de loi du gouvernement.

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Communiqué : Abandon de la construction de centres éducatifs fermés, le gouvernement renonce à lutter contre la délinquance des mineurs

L’Institut pour la Justice, association citoyenne œuvrant pour une justice plus protectrice des citoyens et plus équitable à l’égard des victimes, regrette vivement l’abandon du projet, annoncé par François Hollande durant sa campagne, de doubler le nombre de places en centres éducatifs fermés (CEF) et y voit la confirmation de la ligne irresponsable et laxiste de la garde des Sceaux. Cette mesure ne fera qu’aggraver la hausse de la criminalité et engendrer de nouvelles victimes.

François Hollande avait annoncé aux Français que pour lutter avec fermeté contre la délinquance des mineurs, le nombre de CEF serait doublé malgré leur dysfonctionnement. Même si l’Institut pour la Justice a toujours plaidé pour un renforcement des obligations et des sanctions dans ces centres ainsi qu’une amélioration de leur fonctionnement (les rapports du Contrôleur général des lieux de privation de liberté montrent qu’ils sont pour certains totalement hors de contrôle), l’association avait soutenu cette idée pour renforcer la fermeté des réponses de la justice pénale des mineurs.

L’abandon de cette promesse présidentielle forte illustre le refus idéologique de la garde des Sceaux de sanctionner avec fermeté les mineurs délinquants, en particulier les récidivistes. C’est une nouvelle preuve du laxisme gouvernemental qui refuse de voir la réalité en face, notamment l’explosion des violences commises par les mineurs qui ont augmenté de 575 % en France depuis 1990[1]. Cette décision vient après celle de supprimer les tribunaux correctionnels pour les mineurs récidiviste de 16 à 18 ans, alors que les 14-18 ans  qui représentent moins de 5 % de la population française, sont responsables de 25 % des viols et agressions sexuelles ou de 34 % des cambriolages ou de 41 % des viols sur mineurs.

A la suite de cette décision inacceptable, l’Institut pour la Justice, fort du soutien de plus de 300 000 Français, demande au Président de la République d’abandonner le projet de réforme pénale qui ne pourra que conduire à une hausse de la criminalité.

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Le regard de l’économiste de Jacques Bichot sur les réformes pénales

Dans une tribune publiée sur le site d’information lesEchos.fr le 11 novembre 2013, Jacques Bichot, économiste, professeur émérite d’université et expert auprès de l’Institut pour la Justice, livre son regard d’économiste sur les réformes pénales.

L’auteur du rapport sur le coût du crime et de la délinquance explique notamment que la «production de sécurité est un service public qui requiert comme les autres une maximisation du rapport efficacité/coût.» Mais, le coût de la criminalité étant très difficile à calculer, il faut donc «risquer des appréciations quantitatives des nuisances engendrées par la délinquance, comme celles entraînées par la pollution ou le réchauffement climatique pour fixer les crédits budgétaires alloués aux efforts destinés à nous protéger contre ces divers phénomènes».

Lire ici l’intégralité de la tribune de Jacques Bichot dans lesEchos.fr

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Mécontents d’un jugement, ils agressent des policiers et saccagent le tribunal

La Dépêche, le 9 novembre 2013

Au Palais de Justice d’Agen, les proches d’un jeune homme qui comparaissait le 8 novembre pour des faits de vol avec violences en récidive sur mineure, s’en sont pris aux policiers dans l’enceinte du tribunal.

N’acceptant pas la sentence à l’encontre du prévenu,  les proches du jeune homme de 20 ans se sont rebellés et s’en sont pris aux forces de l’ordre. Les trois policiers présents dans la salle d’audience ont essayé de contenir la demi-douzaine de personnes, l’un des agents  a été blessé au visage, il a deux jours d’interruption temporaire de travail.

Les agresseurs se sont finalement enfuis, fracassant une porte du Palais de Justice. Trois individus, dont l’un est le frère du prévenu, ont été interpellés en centre-ville. « Âgés de 20 à 23 ans, ils ont été placés en garde à vue pour violences sur représentant de l’ordre public, outrages et dégradations de bien public. Tous trois sont déjà connus des services de police. Ils seront présentés aujourd’hui devant un juge délégué dans l’attente de leur comparution devant la justice. »

Lire ici l’article dans son intégralité

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