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Communiqué : Abandon de la construction de centres éducatifs fermés, le gouvernement renonce à lutter contre la délinquance des mineurs

L’Institut pour la Justice, association citoyenne œuvrant pour une justice plus protectrice des citoyens et plus équitable à l’égard des victimes, regrette vivement l’abandon du projet, annoncé par François Hollande durant sa campagne, de doubler le nombre de places en centres éducatifs fermés (CEF) et y voit la confirmation de la ligne irresponsable et laxiste de la garde des Sceaux. Cette mesure ne fera qu’aggraver la hausse de la criminalité et engendrer de nouvelles victimes.

François Hollande avait annoncé aux Français que pour lutter avec fermeté contre la délinquance des mineurs, le nombre de CEF serait doublé malgré leur dysfonctionnement. Même si l’Institut pour la Justice a toujours plaidé pour un renforcement des obligations et des sanctions dans ces centres ainsi qu’une amélioration de leur fonctionnement (les rapports du Contrôleur général des lieux de privation de liberté montrent qu’ils sont pour certains totalement hors de contrôle), l’association avait soutenu cette idée pour renforcer la fermeté des réponses de la justice pénale des mineurs.

L’abandon de cette promesse présidentielle forte illustre le refus idéologique de la garde des Sceaux de sanctionner avec fermeté les mineurs délinquants, en particulier les récidivistes. C’est une nouvelle preuve du laxisme gouvernemental qui refuse de voir la réalité en face, notamment l’explosion des violences commises par les mineurs qui ont augmenté de 575 % en France depuis 1990[1]. Cette décision vient après celle de supprimer les tribunaux correctionnels pour les mineurs récidiviste de 16 à 18 ans, alors que les 14-18 ans  qui représentent moins de 5 % de la population française, sont responsables de 25 % des viols et agressions sexuelles ou de 34 % des cambriolages ou de 41 % des viols sur mineurs.

A la suite de cette décision inacceptable, l’Institut pour la Justice, fort du soutien de plus de 300 000 Français, demande au Président de la République d’abandonner le projet de réforme pénale qui ne pourra que conduire à une hausse de la criminalité.