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L’analyse de l’IPJ sur la fermeture des prisons en Suède

En réaction à l’annonce de la fermeture de quatre prisons en Suède, le site d’information Atlantico s’interroge sur le secret des pays du Nord qui semblent proposer un modèle effectif pour résoudre le problème de la surpopulation carcérale sans pour autant résoudre celui de la criminalité. Atlantico s’adresse au délégué général de l’Institut pour la Justice, Alexandre Giuglaris pour commenter cette annonce et comparer la situation de la Suède à celle de la France.

Le délégué général explique notamment  que « le Ministère de la justice suédois confirme cette hausse [de la criminalité] sur son site. Les politiques de non-incarcération ne freinent pas la délinquance, au contraire. En France, chaque fois qu’il y a eu une politique volontariste de « déflation carcérale » (comme en 1981, ou en 1998), la criminalité a explosé. En Suède, au moins, cette politique s’accompagne d’une réponse pénale qui s’est intensifiée ces dernières années. On est plus rapidement sanctionné pour avoir enfreint la loi même si l’infraction et la sanction sont mineures. Ainsi, alors que le nombre d’affaires portées par le procureur devant les tribunaux a baissé de 4% en France entre 2008 et 2010, il a augmenté de 6% sur la même période en Suède. »

« Là où la France doit s’inspirer de la Suède c’est dans la cohérence de sa politique pénale avec sa population et son niveau de criminalité. Nous avons un niveau de délinquance qui est plus élevé et des spécificités propres à chaque pays. Les alternatives à la détention comme la probation doivent exister mais ils ne doivent absolument pas être conçus, ni utilisés comme une solution à la surpopulation carcérale car pour être envoyés en prison en France, il faut présenter un réel danger ou avoir commis un acte grave, souvent en récidive. Les alternatives existent et sont déjà largement utilisées puisque les peines de prison fermes ne représentant que 17% des peines. »

 Lire ici l’interview d’Alexandre Giuglaris dans son intégralité