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Le mauvais diagnostic de la garde des Sceaux sur la Justice des mineurs

Alexandre Giuglaris répond aux questions d’Atlantico sur la Justice des mineurs, à l’heure où la garde des Sceaux entend refonder l’ordonnance de 1945.

Le délégué général de l’Institut pour la Justice explique notamment que  « le problème avec le projet annoncé, c’est que l’on nie la valeur éducative de la sanction. Lorsque l’on punit son enfant, c’est pour son bien et pour son éducation. Pourquoi refuser à des mineurs délinquants, qui pour certains sont en perte de repères et d’encadrement familial, les mêmes principes qu’à ses propres enfants ? C’est une incohérence totale. Il faut supprimer l’ordonnance de 1945 et revenir à plusieurs principes simples : la systématisation de la réponse judiciaire non symbolique aux actes de délinquance commis par des mineurs et la séparation entre le juge qui protège l’enfance en danger et le juge qui sanctionne le mineur délinquant. »

Il évoque ensuite deux pistes de réflexion de la Ministre de la Justice qui consisteraient à supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs et définir un âge sous lequel un mineur ne peut pas être responsable de ses actes et échappe donc à toute poursuite judiciaire.  Selon lui, il s’agit là de mesures dangereuses  car les mineurs ont changé depuis 1945. « L’Institut pour la Justice milite pour le maintien des tribunaux correctionnels pour mineurs récidivistes âgés de 16 à 18 ans risquant plusieurs années de prison. Il s’agit d’individus dangereux, récidivistes, qui ont donc déjà eu droit à la clémence de la justice, et qui ont commis des actes graves. L’idée est donc de les faire juger par un tribunal correctionnel semblable à celui des adultes. Ce n’est tout de même pas une révolution.»

Lire ici l’interview d’Alexandre Giuglaris dans son intégralité