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Communiqué : l’Institut pour la Justice et 300 000 citoyens demandent le retrait de la réforme pénale à François Hollande

L’Institut pour la Justice, association citoyenne œuvrant pour une justice plus protectrice des citoyens et plus équitable à l’égard des victimes, a déposé hier 307 583 signatures à l’Elysée demandant le retrait de la réforme pénale.

Cette réforme est impopulaire et contestée comme en attestent les 300 000 signatures récoltées depuis l’automne dernier, les oppositions très fortes du ministre de l’Intérieur ou les études d’opinion réalisées à ce sujet. Ce n’est sans doute pas un hasard si ce projet de réforme pénale a été programmé après les élections municipales. Faut-il y voir une volonté de détourner l’attention des Français ?

Lors du dépôt de ces pétitions, Alexandre Giuglaris, délégué général de l’association, a remis une lettre à l’attention du président de la République rappelant les deux dangers de cette réforme :

– un risque considérable d’augmentation de la criminalité par la remise en liberté ou la non incarcération de plusieurs milliers de détenus comme le prévoit le projet de loi

– la montée de l’exaspération des Français à l’égard de l’autorité judiciaire qui est dangereuse pour notre démocratie, les derniers résultats du baromètre du Cevipof devant, à cet égard, alerter les législateurs.

Cette réforme jette de l’huile sur le feu d’une société inquiète et en crise. Il serait criminel d’entretenir les peurs et le ras-le-bol des Français par un projet de loi dangereux et contraire aux souhaits d’une immense majorité des Français. Par ailleurs, l’autorité judiciaire, déjà largement contestée ces dernières semaines, n’a pas besoin d’être davantage mise à mal.

L’Institut pour la Justice qui demande, dans la lettre qui a été remise, à être reçu par le Président de la République, souhaite que François Hollande fasse preuve de courage, de responsabilité et de pragmatisme en retirant ce projet de loi dangereux et rejeté par les Français. Si tel n’était pas le cas, l’association se mobilisera autant que nécessaire pour obtenir ce retrait.

Télécharger ici le communiqué

Lettre au Président de la République