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L’Institut pour la justice veut faire reculer le gouvernement sur le projet de réforme pénale

Le journal Libération consacre sur son site un article aux 300 000 pétitions de l’Institut pour la Justice déposées à l’Élysée mercredi 19 mars qui demandent la suppression du projet de réforme pénale.

L’association a également remis une lettre à l’attention du Président de la République dont l’article, intitulé « Réforme pénale : l’Institut pour la justice veut faire reculer le gouvernement », cite quelques extraits :

«Ce rejet des Français (de la réforme pénale) se fonde sur le sentiment, à notre sens tout à fait légitime, que cette réforme va aggraver la hausse de la criminalité et envoyer un message de laxisme tout à fait préjudiciable», écrivent la présidente de l’association, Axelle Theillier, et le délégué général, Alexandre Giuglaris. «Ce projet creuse l’écart déjà alarmant entre l’institution judiciaire et les citoyens, en montrant toujours plus de mansuétude pour les criminels et délinquants sans que cette politique n’obtienne de résultats significatifs en matière de baisse de l’insécurité».

«Si, comme vous l’avez déjà dit, l’objectif de votre réforme pénale est d’assurer la sécurité de nos concitoyens, vous devez renoncer à cette réforme pénale dont (le ministre de l’Intérieur) Manuel Valls a largement souligné les incohérences techniques, les faiblesses criminologiques ou scientifiques et les risques politiques», assure l’Institut pour la justice, qui demande à être reçu par François Hollande. »

Enfin, l’article énumère les dispositions prévues par ce projet de loi qui vise « principalement à prévenir la récidive. Il prévoit notamment la suppression des peines plancher (peines minimales en cas de récidive), l’examen systématique de la situation de tous les condamnés ayant effectué deux tiers de leur peine, ainsi que la création de la contrainte pénale. Cette dernière est une peine qui pourra être prononcée par le juge lorsque le délit imputé sera passible d’une peine d’emprisonnement inférieure ou égale à cinq ans. Après une phase d’évaluation, le condamné sera soumis à des obligations ainsi qu’à des interdictions éventuelles, liées aux spécificités de son cas. Si ces injonctions ne sont pas respectées, un juge d’application des peines pourra renforcer le dispositif ou demander son incarcération. »

Lire ici l’article de Libération