01-70-38-24-07
info@institutpourlajustice.org

Blog

Communiqué : nomination de Manuel Valls, l’Institut pour la Justice se réjouit de l’abandon de la réforme pénale

L’Institut pour la Justice, association citoyenne œuvrant pour une justice plus protectrice des citoyens et plus équitable à l’égard des victimes, se réjouit de l’abandon imminent de la réforme pénale avec la nomination Manuel Valls comme premier Ministre.

Manuel Valls avait fait connaître, dans une lettre datée du 25 juillet, dernier adressée au Président de la République, ses « désaccords » autour du projet de réforme pénale. Si cette lettre avait été rédigée avant les arbitrages gouvernementaux, il n’en reste pas moins vrai que les critiques de Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, sont toujours aussi recevables et justifiées.

Ainsi, Manuel Valls notait que ce projet « repose sur un socle de légitimité fragile, la conférence de consensus ». Il repoussait l’idée que « la surpopulation carcérale s’expliquerait exclusivement par le recours « par défaut » à l’emprisonnement et par l’effet des peines plancher » pointant notamment le sous-dimensionnement du parc immobilier carcéral. Partant d’un constat criminologique bien connu sur la récidive, le nouveau premier Ministre, déplorant à mots couverts la suppression des peines plancher, soulignait la nécessité de « traiter plus finement des récidivistes, qui obligent pour certains, à une exigence accrue de prévisibilité et de fermeté ».

Par ailleurs, cette lettre était encore plus claire concernant le calendrier d’une éventuelle réforme pénale. Pour Manuel Valls, il était évident qu’il fallait, avant de procéder à une réforme pénale, réformer le parquet et la filière de probation. Enfin, Manuel Valls insistait « sur la nécessité de construire la « soutenabilité » politique de ce texte ».

Les critiques du nouveau premier Ministre sont donc toujours aussi pertinentes, confortées d’ailleurs par les déclarations du député de Paris, Jean-Christophe Cambadélis ce matin, demandant le retrait de cette réforme.

Devant les inquiétudes et les tensions au sein de la société française et après le rappel des positions de Manuel Valls, l’Institut pour la Justice se réjouit de l’abandon qui ne peut être qu’imminent de cette réforme. En effet, il serait incompréhensible que le premier Ministre ne fasse pas preuve de cohérence, de pragmatisme et de responsabilité en confirmant le retrait de ce projet auquel il est opposé.