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Justice des mineurs, des chiffres édifiants !

Le Point, le 4 avril 2014

Le Point publie un article sur son site internet au constat alarmant sur la Justice des mineurs :

« Presque un vol avec violence sur deux est commis par un mineur… Et 5 % des délinquants sont à l’origine de près de la moitié des délits, en état de récidive ! Toutes les études font le même constat : les mineurs sont de plus en plus souvent impliqués dans des faits de plus en plus graves. Tous les voyants sont au rouge, ce qui démontre un laxisme aberrant pour les forces de l’ordre sur le terrain : « Il n’est pas rare, par exemple, de voir des mineurs interpellés dix, vingt, quarante fois, sans subir la moindre sanction », précise une source judiciaire, avant de conclure : « En effet, bien souvent, au lieu de sanctionner rapidement les auteurs des faits par une peine exemplaire, la justice laisse ces adolescents s’enfoncer dans la délinquance jusqu’à leur majorité. » 

L’article fait état d’un jeune garçon de 17 ans, placé en garde à vue à Reims, soupçonné d’avoir jeté un haltère de quatre kilos, depuis son balcon du quatrième étage, sur une voiture de police qui intervenait sur un incendie. « Confondu par son ADN, le mineur mis en cause dans cette agression comptait à son palmarès pas moins de… 37 délits ! »

« Autre statistique alarmante, la part des mineurs impliqués dans des affaires de violences sexuelles : 30 % des affaires de violences, de viols et de harcèlement sexuels seraient le fruit d’une délinquance juvénile. « On ignore pour quelle raison on refuse de réformer de fond en comble l’ordonnance de 45 [qui fonde la spécificité de l’action judiciaire envers les mineurs, NDLR] et surtout de changer sa philosophie fondée uniquement sur la prévention », indique une source policière. Faut-il revoir cette fameuse ordonnance votée sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale et maintes fois remaniée ? Le débat fait rage. Les forces de l’ordre, elles, en sont persuadées : « Les mineurs de l’après-guerre n’ont plus à rien à voir avec les délinquants d’aujourd’hui. Encore faudrait-il clairement poser le débat et oser regarder la réalité en face. » »

Lire ici l’article du Point