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L’IPJ auditionné à l’Assemblée nationale sur la lutte contre l’insécurité

L’Institut pour la Justice était auditionné à l’Assemblée Nationale, le mercredi 16 juillet, dans le cadre de la mission d’information relative à la lutte contre l’insécurité par son président Jean-Pierre Blazy et son vice-président Philippe Goujon.

Alexandre Giuglaris, délégué général de l’Institut pour la Justice, a rappelé aux élus les graves dysfonctionnements de notre justice pénale. Le sentiment d’insécurité n’est pas une illusion car l’insécurité progresse. L’Institut pour la Justice a rappelé plusieurs évolutions alarmantes de notre société : l’inexécution des peines, les millions d’affaires classées sans suite (principalement pour défaut d’élucidation), le découragement des forces de l’ordre dépourvus de moyens, le sentiment d’abandon des victimes, ainsi que le phénomène d’auto-justice.

Aux yeux de l’Institut pour la Justice, la justice pénale doit être la priorité du gouvernement car toute lutte contre l’insécurité est vaine sans une sanction systématique, juste et efficace de la délinquance. Par son action la justice doit dissuader les délinquants, soutenir les forces de l’ordre, et les citoyens.

L’Institut pour la Justice a exprimé sa vive opposition à l’adoption en cours de la réforme pénale. L’association a ensuite préconisé aux élus de développer les moyens de lutte contre l’insécurité au niveau local (armement des polices municipales, vidéoprotection et autres outils), de garantir un véritable accompagnement des victimes ainsi que l’accès immédiat et effectif à ses droits, de développer les outils criminologiques pour l’évaluation de la dangerosité des délinquants ainsi que pour agir sur les facteurs de passage à l’acte, et enfin de garantir l’exécution des peines.

L’Institut pour la Justice a également demandé la fin des peines symboliques, des contraintes plus fortes à l’égard des primo-délinquants et des mineurs délinquants, une évaluation exhaustive de l’efficacité des peines alternatives, la fin des réductions de peines automatiques et la construction de 30 000 places de prison.

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