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AEF sécurité globale : « La communication pénale a un rôle essentiel dans la lutte contre l’insécurité »

L’agence AEF Sécurité globale a consacré une article à l’audition de l’Institut pour la Justice à l’Assemblée nationale le mercredi 16 juillet, dans le cadre de la mission d’information relative à la lutte contre l’insécurité par son président Jean-Pierre Blazy et son vice-président Philippe Goujon.

L’article cite notamment Alexandre Giuglaris, le délégué général de l’IPJ : « Aujourd’hui, la justice pénale ne remplit plus ou pas suffisamment cette mission de dissuasion via le message qu’elle envoie ».

[…] La réforme pénale, adoptée par le Parlement jeudi 17 juillet 2014, est « une mauvaise réforme parce qu’elle n’a pas pris en compte l’aspect de communication de la sanction. Quand on supprime les peines plancher, le message envoyé est celui d’une justice qui est la même pour les récidivistes et les primo-délinquants ». […] »Une peine qui est prononcée envoie un message à la personne condamnée, à la victime et à la société. Aujourd’hui, le phénomène de l’inexécution des peines et la durée très longue pour mettre à exécution les peines prononcées envoient un message d’impunité. »

 » […]Tous les dispositifs inventés pour permettre à la police de mieux travailler, d’appréhender plus facilement et de transférer à la justice les personnes mises en cause n’auront aucune efficacité si la justice pénale n’est pas considérée comme la priorité » ;Il estime qu’il est « urgent de répondre à la demande de protection physique des citoyens. Sinon les Français pourraient se tourner vers des solutions dangereuses ». Il évoque notamment les « phénomènes d’autojustice ».

« Pour lutter contre l’insécurité, Alexandre Giuglaris préconise par ailleurs « une meilleure évaluation de la dangerosité des criminels ou des délinquants multi-récidivistes ». « Il y a aujourd’hui des freins à la modernisation de l’évaluation de la dangerosité. Mieux évaluer les profils délictuels ou criminels permettrait de mieux individualiser les peines et de mieux protéger la société », détaille-t-il. Il recommande donc « d’utiliser dans l’expertise judiciaire les échelles actuarielles, qui sont des évaluations fondées sur des probabilités de risques ». Il demande en outre « la construction de 20 à 30 000 places de prison supplémentaires ».

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