01-70-38-24-07
info@institutpourlajustice.org

Blog

Réforme pénale et rétention de sûreté : l’hostilité générale des professionnels s’accroît

Le Figaro magazine consacre cette semaine un article au mécontentement occasionné par la réforme pénale et l’ensemble de la politique pénale de la Ministre de la Justice.

L’article évoque la pétition initiée par l’Institut pour la Justice contre la suppression de la rétention de sûreté annoncée par la garde des Sceaux. Plus de 103 000 signatures, réunies par l’association en moins de deux mois, ont été déposées à l’Elysée le vendredi 21 novembre. Alexandre Giuglaris, le délégué général, explique le choix de s’adresser au Président de la République par l’obstination de Christiane Taubira de ne pas vouloir recevoir l’association. Le journaliste présente également le sondage CSA pour l’Institut pour la Justice qui révèle que 79% des Français sont défavorables au retrait de la rétention de sûreté.

Stéphane Maitre, avocat et expert associé de l’IPJ, explique en quoi la rétention de sûreté est importante contre les criminel dangereux que ce soit pour la société ou pour les victimes.

Un an jour pour jour après leur manifestation de 2013, plusieurs milliers de policiers se sont mobilisés dans la rue à l’initiative du syndicat Alliance pour dénoncer leurs conditions de travail. Parmi leurs griefs, la réforme pénale. Les policiers y voit un message laxiste « rassurant » pour les délinquants. La contrainte pénale qui concernera entre 8 000 et 20 000 personnes par an est annoncé comme un « fiasco sécuritaire » selon le syndicat Synergie-Officiers.

Même son de cloche du côté des magistrats qui voit en ce texte une « usine à gaz ». L’Union syndicale des magistrats s’inquiète des conséquences de l’application de ce texte sur les services judiciaires qui seront encore plus sollicités.

Télécharger ici l’article du Figaro Magazine