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Condamné pour viol, il aurait profité d’un aménagement de peine pour récidiver

Paris-Normandie, le 28 janvier

Un homme de 35 ans a bénéficié d’un aménagement de peine pour la période de fin de sa détention. Il s’agissait d’un placement extérieur qui consiste à dormir tous les soirs dans un foyer ainsi que de passer un week-end par mois à la maison d’arrêt.

Cet homme vient d’être condamné à 6 mois de prison supplémentaires pour évasion. Un soir, il n’est pas rentré à son foyer pour finalement se rendre à la police quatre jours plus tard.

Plus grave, il a été mis en examen car il est soupçonné d’avoir commis un viol sur un enfant pendant ses quatre jours de cavaleReconnu pour sa dangerosité que lui-même reconnait, il a déjà été condamné à dix ans de réclusion criminelle pour viol.

Lire ici l’article de Paris-Normandie

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Prison : Débat sur la radicalisation avec l’IPJ sur RFI

Alexandre Giuglaris, délégué général de l’Institut pour la Justice, était l’invité de RFI pour débattre avec Mourad Benchellali, ancien détenu de Guantanamo, et Emmanuel Gauthrin, secrétaire général de FO pénitentiaire, des moyens à employer contre la radicalisation en prison.

Alexandre Giuglaris reste prudent concernant l’isolement des détenus islamistes radicaux. Cette idée répond au fait que plusieurs terroristes se sont radicalisés en prison. L’expérimentation de l’isolement ayant été lancée il y a seulement quelques semaines à Fresnes, nous ne disposons pas de retour d’expérience suffisant sur l’efficacité et les conséquences d’une telle mesure.

Si isoler les individus est une bonne idée, en revanche le regroupement des détenus radicaux est plus discutable. Cinq quartiers de regroupement seront créés d’ici la fin de l’année selon le Premier ministre. Pour le délégué général, d’autres mesures complémentaires sont nécessaires pour lutter efficacement contre la radicalisation à savoir, les programmes de déradicalisation, le suivi psychologique et psychiatrique ainsi que la formation et le travail en prison.

Alexandre Giuglaris soutient l’individualisation des suivis selon les profils. Il soutient le renforcement des effectifs du renseignement  pénitentiaire qui a la charge de suivre 800 individus. Si le Premier ministre a annoncé 44 agents supplémentaires, ils ne sont que 12 aujourd’hui. Alexandre Giuglaris estime qu’il faudra des efforts supplémentaires pour lutter efficacement contre la radicalisation en prison.

Retrouvez l’intégralité du débat ci-dessous :

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« Mur des cons » : un non-lieu serait dramatique pour l’image de la magistrature

L’Institut pour la Justice, think tank citoyen œuvrant pour une justice plus protectrice des citoyens et plus équitable à l’égard des victimes, s’inquiète de la décision du parquet de requérir un non-lieu dans l’affaire du « Mur des cons ».

L’Institut pour la Justice estime qu’un non-lieu aurait des conséquences dramatiques pour l’image de la magistrature. La découverte de ce mur avait, à juste titre, profondément choqué l’opinion publique notamment par la présence de pères de victimes. Cela avait également jeté la suspicion sur l’impartialité des magistrats, victimes des pratiques idéologiques et extrémistes de quelques uns.

Le refus du Syndicat de la Magistrature, de reconnaître sa responsabilité, explique en partie son recul à l’occasion des dernières élections syndicales, les magistrats étant assez largement attachés à ce principe essentiel de notre démocratie qu’est l’impartialité.

L’Institut pour la Justice regrette profondément qu’un non-lieu puisse être prononcé dans cette affaire. Cela va incontestablement renforcer la suspicion de corporatisme, de partialité et de politisation de la magistrature, à l’heure où la confiance des Français en leur justice est fortement ébranlée.

Télécharger ici le communiqué

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Annonces du Premier ministre contre le terrorisme : de bonnes initiatives mais des oublis regrettables.

L’Institut pour la Justice, think tank citoyen œuvrant pour une justice plus protectrice des citoyens et plus équitable à l’égard des victimes, salue la réactivité du gouvernement pour renforcer la lutte contre le terrorisme, estime que certaines annonces du Premier ministre sont encourageantes mais regrette l’oubli d’autres mesures indispensables.

L’Institut pour la Justice soutient les annonces du Premier ministre, Manuel Valls, visant à développer les moyens de l’État en matière de lutte contre le terrorisme. Ces mesures vont dans le sens des préconisations de l’association, plus précisément concernant la détection, la prévention et la lutte contre la radicalisation en prison. Le renforcement des effectifs du renseignement pénitentiaire et des aumôniers musulmans est incontournable mais il demeure inférieur aux besoins. De plus, la prise en charge des individus radicalisés dans des quartiers spécifiques est un moindre mal indispensable à mettre en œuvre à court terme tout en évitant sa généralisation.

L’Institut pour la Justice regrette que la thématique des crédits de réduction de peine ne soit pas abordée. Il est temps de mettre fin à leur automaticité, mais également, de réguler strictement l’octroi des réductions de peine.

Enfin, la spécificité de la détention d’individus liés aux affaires de terrorisme accentue les problèmes conséquents du sous-équipement carcéral, qui ne peuvent être résolus que par la construction de 20 000 à 30 000 nouvelles places de prison.

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Presse spécialisée : le Premier président de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence cite le sondage CSA de l’IPJ

Les revues spécialisées du droit, Les Nouvelles Publications et Les Annonces de la Seine, ont consacré un article à l’audience solennelle de rentrée de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence qui s’est tenue le 7 janvier 2015.

A cette occasion, le Premier président de la Cour, Chantal Bussière, a prononcé son discours retraçant l’activité de la juridiction sur l’année 2014. Cette intervention était l’occasion de rappeler les enjeux faisant face à la justice à l’heure de l’entrée en vigueur de la réforme pénale.

Pour cela, le Premier président s’appuie notamment sur le sondage CSA de l’IPJ sur le fonctionnement de la justice pour rappeler que la moitié des personnes interrogées estiment que la justice fonctionne mal, très mal pour plus d’un quart. Ce même sondage pointe comme cause de ce mécontentement les délais de traitement et de jugement des affaires ainsi que le manque de moyens mis à la disposition des juges.

Télécharger ici l’article des Annonces de la Seine

Télécharger ici l’article des Nouvelles publications

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Condamné 6 fois par le tribunal des mineurs, il tue un adolescent

La Provence, le 14 janvier 2015

Un jeune récidiviste déscolarisé, sans emploi et déjà condamné six fois par le tribunal pour mineurs, a avoué avoir tué un lycéen. La victime aurait simplement vexé sa cousine en refusant de lui donner le ballon lors d’un match de basket.

Condamné pour des affaires de stupéfiants, de vols et de violences, le meurtrier a assommé la victime en la frappant à la tête avec une matraque avant de la poignarder à trois reprises. Les faits se sont déroulés en quelques secondes sous les yeux de dizaines de lycéens.

Lire ici l’article de La Provence

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Prison : l’IPJ propose des moyens pour lutter contre la radicalisation

Dans cette tribune publiée par Figaro Vox, Alexandre Giuglaris, délégué général de l’Institut pour la Justice, réagit à l’annonce de Manuel Valls de généraliser le regroupement et l’isolement des détenus « islamistes » radicaux.

S’il rejoint le Premier ministre sur l’idée de regrouper les radicaux afin de les tenir à l’écart des autres détenus, il met en garde sur la précipitation de mesures qui, mal élaborées, pourraient aboutir sur des situations pires que les précédentes. Le juge anti-terroriste Marc Trévidic estime l’expérimentation déjà menée  » pas complètement pertinente », réserves que l’on retrouve chez les surveillants pénitentiaires et la garde des Sceaux.

Le risque est de créer des noyaux durs de radicalisation qui seraient en lien avec l’extérieur au regard du nombre de téléphones portables saisis tous les ans et des discours proposant de les autoriser.

Alexandre Giuglaris propose d’isoler les détenus « islamistes » radicaux géographiquement, mais aussi à l’intérieur des établissements. La construction de 20 000 à 30 000 places de prison est, par conséquent, d’autant plus urgente afin de garantir l’encellulement individuel et l’isolement de ces détenus. Le renforcement du bureau du renseignement pénitentiaire, l’embauche d’imams agréés, le rétablissement des fouilles, le développement des écoutes en prison, l’obligation de suivi psychologique et psychiatrique, l’obligation d’activité que ce soit par la formation ou le travail, la participation aux programmes d’anti-radicalisation, ainsi que l’évaluation de la dangerosité sont d’autres actions nécessaires à mener.

Enfin, Amedy Coulibaly a bénéficié d’une année de réduction de peine lors de son passage en prison, comme n’importe quel autre détenu. Alexandre Giuglaris réaffirme la nécessité de mettre fin aux crédits de réduction de peine automatiques.

Retrouvez ici la tribune d’Alexandre Giuglaris sur Figaro Vox

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Récidive : le violeur présumé déjà condamné 18 fois

Sud Ouest, le 12 janvier 2015

A Mont-de-Marsan, un homme de 33 ans est soupçonné d’avoir violé une jeune adolescente de 14 ans.

Condamné pour viol en 2008 à 8 ans de prison, l’intéressé compte au total 18 condamnations. Il a été placé en détention provisoire.

Lire ici l’article de Sud Ouest

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Mineurs récidivistes : le Dr Alexandre Baratta analyse leur augmentation

Dans cette interview accordée au site Atlantico, le Dr Alexandre Baratta, psychiatre et expert associé de l’Institut pour la Justice, décrypte la multiplication des cas de très jeunes mineurs récidivistes.

 

Des mineurs récidivistes de plus en plus jeunes et violents

 

Le constat du Dr Alexandre Baratta concernant les mineurs récidivistes est alarmant. Il n’est plus si exceptionnel de croiser des adolescents de 15 ans multirécidivistes condamnés pour de graves délits et crimes. Ces carrières délinquantes violentes peuvent débuter dès 11 ans. Les mesures éducatives, efficaces pour les jeunes entrant dans la délinquances, ne suffisent plus. Notre système judiciaire est démuni face à des profils aussi spécifiques que les mineurs récidivistes qui ne sont dissuadés par aucune sanction.

 

Une diversité de causes à l’origine de ce phénomène

 

Le Dr Baratta explique cette évolution par la combinaison de plusieurs éléments. Tout d’abord, les mineurs récidivistes concernés évoluent dans des milieux et des familles pour qui nos valeurs républicaines n’ont aucun sens. Ensuite, jusqu’à 20 ans, le développement du cortex pré-frontal qui inhibe nos pulsions n’est pas terminé. Si avec un cadre éducatif cette immaturité conduit simplement à faire des cascades en vélo, elle peut se traduire en de graves délits et crimes pour les jeunes dénués de tout encadrement.

 

La nécessité d’une réponse pénale adaptée

 

Le Dr Baratta voit comme solution d’adapter le plus possible la réponse pénale à la personnalité du mineur concerné. L’origine délinquante de ces profils violents est rarement une maladie mentale. Il s’agit le plus souvent de personnalités psychopathiques sans repère éducatif pour lesquelles les soins psychiatriques ou psychologiques ont une efficacité limitée. Pour les mineurs récidivistes, il semble que la réponse la plus adaptée serait de placer davantage le mineur devant ses responsabilités en mettant l’accent sur la sanction pénale et la gestion des risques de récidive.

 

Télécharger ici l’interview du Dr Alexandre Baratta

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Le Dr Alexandre Baratta défend l’utilité des UMD

Dans cette tribune accordée à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, le Dr Alexandre Baratta, psychiatre et expert IPJ, défend l’utilité des unités pour malades difficiles (UMD). Ces structures psychiatriques hautement spécialisées sont destinées à soigner les malades mentaux dangereux.

Indispensables à ses yeux, il exprime son incompréhension face à la remise en cause de ces services qui a mené leur suppression légale en 2013, et ceci dans l’indifférence totale des médias et des psychiatres. La fin de ce statut juridique fait que ces services continuent de fonctionner sans base légale. Cette situation menace l’existence même des UMD.

Télécharger ici la tribune d’Alexandre Baratta

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