01-70-38-24-07
info@institutpourlajustice.org

Blog

Mineurs récidivistes : le Dr Alexandre Baratta analyse leur augmentation

Dans cette interview accordée au site Atlantico, le Dr Alexandre Baratta, psychiatre et expert associé de l’Institut pour la Justice, décrypte la multiplication des cas de très jeunes mineurs récidivistes.

 

Des mineurs récidivistes de plus en plus jeunes et violents

 

Le constat du Dr Alexandre Baratta concernant les mineurs récidivistes est alarmant. Il n’est plus si exceptionnel de croiser des adolescents de 15 ans multirécidivistes condamnés pour de graves délits et crimes. Ces carrières délinquantes violentes peuvent débuter dès 11 ans. Les mesures éducatives, efficaces pour les jeunes entrant dans la délinquances, ne suffisent plus. Notre système judiciaire est démuni face à des profils aussi spécifiques que les mineurs récidivistes qui ne sont dissuadés par aucune sanction.

 

Une diversité de causes à l’origine de ce phénomène

 

Le Dr Baratta explique cette évolution par la combinaison de plusieurs éléments. Tout d’abord, les mineurs récidivistes concernés évoluent dans des milieux et des familles pour qui nos valeurs républicaines n’ont aucun sens. Ensuite, jusqu’à 20 ans, le développement du cortex pré-frontal qui inhibe nos pulsions n’est pas terminé. Si avec un cadre éducatif cette immaturité conduit simplement à faire des cascades en vélo, elle peut se traduire en de graves délits et crimes pour les jeunes dénués de tout encadrement.

 

La nécessité d’une réponse pénale adaptée

 

Le Dr Baratta voit comme solution d’adapter le plus possible la réponse pénale à la personnalité du mineur concerné. L’origine délinquante de ces profils violents est rarement une maladie mentale. Il s’agit le plus souvent de personnalités psychopathiques sans repère éducatif pour lesquelles les soins psychiatriques ou psychologiques ont une efficacité limitée. Pour les mineurs récidivistes, il semble que la réponse la plus adaptée serait de placer davantage le mineur devant ses responsabilités en mettant l’accent sur la sanction pénale et la gestion des risques de récidive.

 

Télécharger ici l’interview du Dr Alexandre Baratta