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Prison : l’IPJ propose des moyens pour lutter contre la radicalisation

Dans cette tribune publiée par Figaro Vox, Alexandre Giuglaris, délégué général de l’Institut pour la Justice, réagit à l’annonce de Manuel Valls de généraliser le regroupement et l’isolement des détenus « islamistes » radicaux.

S’il rejoint le Premier ministre sur l’idée de regrouper les radicaux afin de les tenir à l’écart des autres détenus, il met en garde sur la précipitation de mesures qui, mal élaborées, pourraient aboutir sur des situations pires que les précédentes. Le juge anti-terroriste Marc Trévidic estime l’expérimentation déjà menée  » pas complètement pertinente », réserves que l’on retrouve chez les surveillants pénitentiaires et la garde des Sceaux.

Le risque est de créer des noyaux durs de radicalisation qui seraient en lien avec l’extérieur au regard du nombre de téléphones portables saisis tous les ans et des discours proposant de les autoriser.

Alexandre Giuglaris propose d’isoler les détenus « islamistes » radicaux géographiquement, mais aussi à l’intérieur des établissements. La construction de 20 000 à 30 000 places de prison est, par conséquent, d’autant plus urgente afin de garantir l’encellulement individuel et l’isolement de ces détenus. Le renforcement du bureau du renseignement pénitentiaire, l’embauche d’imams agréés, le rétablissement des fouilles, le développement des écoutes en prison, l’obligation de suivi psychologique et psychiatrique, l’obligation d’activité que ce soit par la formation ou le travail, la participation aux programmes d’anti-radicalisation, ainsi que l’évaluation de la dangerosité sont d’autres actions nécessaires à mener.

Enfin, Amedy Coulibaly a bénéficié d’une année de réduction de peine lors de son passage en prison, comme n’importe quel autre détenu. Alexandre Giuglaris réaffirme la nécessité de mettre fin aux crédits de réduction de peine automatiques.

Retrouvez ici la tribune d’Alexandre Giuglaris sur Figaro Vox