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L’Institut pour la Justice dépose 86000 signatures contre les crédits de réduction de peine automatiques

Crédits réduction peine automatiques

Le mardi 23 juin, l’Institut pour la Justice s’est rendu à l’Hôtel Matignon pour déposer la pétition demandant la suppression des crédits de réduction de peine automatiques.

 

Plus de 86 000 signatures

 

Axelle Theillier, présidente de l’Institut pour la Justice, et Alexandre Giuglaris, délégué général, ont remis au nom de l’Institut pour la Justice plus de 86 000 signatures de citoyens, recueillies par internet et par courrier, à l’attention du Premier Ministre afin que celui-ci mette fin au scandale des crédits de réduction de peine automatiques.

Dans le système actuel, une personne condamnée à une peine de prison ferme sait qu’elle n’effectuera pas dans son intégralité sa période de détention. En effet, chaque détenu a droit à des crédits de réduction de peine automatiques avant même le début de l’exécution de sa peine, même s’il n’a encore démontré aucune volonté de réinsertion. Pour en bénéficier, nul besoin de faire savoir sa volonté de suivre une formation, d’exercer un travail, ou même d’exprimer un quelconque remords vis-à-vis de la victime.

 

Les Français majoritairement opposés aux crédits de réduction de peine automatiques

 

Selon une enquête menée par l’Institut CSA, les Français sont très majoritairement opposés à ces crédits. Ils sont incompréhensibles pour nos concitoyens et portent atteinte à l’autorité de la chose jugée, en réduisant une peine prononcée au nom du peuple français.

Amedy Coulibaly, l’un des auteurs de des attentats de janvier, aurait été en prison au moment de ses attaques, s’il n’avait pas bénéficié de réductions de peine. Son cas est semblable à celui de Mehdi Nemmouche ou de Mohamed Merah. Ils étaient pourtant tous des multirécidivistes qui auraient dû être en prison aux moments de leurs attentats, s’ils n’avaient bénéficié de ces automatismes et des diverses réductions de peine. Pourtant, la loi sur le renseignement qui vient d’être votée, et qui va dans le bon sens, ne prévoit aucune amélioration de l’exécution des peines.

Les plus de 86 000 signataires de cette pétition ont donc envoyé un message de fermeté et de clarté au Premier ministre en espérant que leur message sera entendu.