01-70-38-24-07
info@institutpourlajustice.org

Blog

Délinquance des mineurs : l’Institut pour la Justice interrogé par Atlantico suite à l’agression violente d’un policier

Alexandre Giuglaris, délégué général de l’Institut pour la Justice, était interrogé le 26 juin par le site d’information Atlantico sur l’évolution de la délinquance des mineurs suite à l’agression filmée très violente d’un policer par trois jeunes. Il réaffirme la nécessité d’une justice des mineurs plus ferme.

 

Des raisons complexes et multiples à la violence croissante de la délinquance des mineurs

 

Alexandre Giuglaris explique que les facteurs à l’origine d’une telle violence sont complexes et multiples. Le laxisme de la justice et le sentiment d’impunité n’y sont pas pour rien, mais il y a aussi des facteurs psychologiques et sociaux qui expliquent cette évolution de la délinquance des mineurs. Cela peut aller de l’impulsivité aux carences éducatives en passant les troubles psychologiques et les addictions aux drogues. Cependant, ces éléments ne sont que des facteurs de passage à l’acte et non les raisons de ces agissements injustifiables.

L’absence de sentiments de responsabilité et de culpabilité des auteurs de cette agression violente interpelle. Cela peut révéler une personnalité psycho-pathologique. Mais l’affaiblissement de l’autorité en général ou encore le laxisme pénal vis-à-vis de la délinquance des mineurs ne sont pas étrangers à cette situation.

 

La nécessité de fermeté contre la délinquance des mineurs

 

La surreprésentation des mineurs dans la délinquance auteurs d’actes de plus en plus violents est inquiétante. Pour l’Institut pour la Justice, la justice des mineurs doit être renforcée et faire preuve de fermeté. Il réaffirme ainsi la nécessité de maintenir les tribunaux correctionnels pour mineurs alors que la grade des Sceaux veut obtenir leur suppression. La spécificité de la délinquance des mineurs implique d’apporter des limites et surtout ne pas éviter les sanctions, sinon, certains jeunes s’enfoncent dans la délinquances en commettant des faits de plus en plus violents.

Autre évolution inquiétante, la délinquance des mineurs n’est plus un phénomène réservé aux villes. Les campagnes connaissent une criminalité croissante notamment en raison de la criminalité organisée. Le milieu rural est ainsi confronté à une délinquance itinérante pilotée par des réseaux mafieux.

Lire ici l’interview d’Alexandre Giuglaris