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Hausse de la délinquance : entretien avec Xavier Raufer

Xavier Raufer, criminologue et expert associé de l’Institut pour la Justice, a été interrogé par le Figarovox suite à la publication par l’ONDRP des chiffres de la délinquance révélant une augmentation des délits. L’expert désigne la garde des Sceaux comme principale responsable de la hausse de la délinquance.

 

Le laxisme de Christiane Taubira responsable de la hausse de la délinquance

 

Chaque jour à Paris il y a en moyenne 500 atteintes aux biens, 100 agressions physiques, 80 vols à la tire et 25 cambriolages de résidence principale. Le criminologue Xavier Raufer, expert associé de l’Institut pour la Justice, estime que la responsabilité de la hausse de la délinquance revient à Christiane Taubira. Sa politique pénale laxiste, en décalage complet avec la réalité des profils délinquants, développe un sentiment d’impunité chez des délinquants de plus en plus jeunes, auteurs de braquages de plus en plus nombreux.

 

L’autorité publique de plus en plus défiée

 

Les chiffres de l’ONDRP révèlent aussi une hausse de la délinquance à l’encontre des dépositaires de l’autorité publique. Selon Xavier Raufer, si la responsabilité de Christiane Taubira est un fait, elle la partage avec le ministre de l’Intérieur qui ne prend suffisamment pas en compte les difficultés du terrain que lui témoignent les forces de l’ordre. Ce mépris des délinquants pour les représentants de l’Etat s’étend à l’ensemble des agents publics à l’image de ceux de la RATP. Xavier Raufer s’inquiète d’un possible dérèglement  de la chaîne pénale depuis les attentats de janvier.

 

La nécessité d’une chaîne pénale efficace

 

Les forces de l’ordre sont trop démunis pour lutter contre la hausse de la délinquance. Aider les policiers à mener leurs missions ne revient pas seulement à donner les moyens matériels supplémentaires, mais de s’assurer d’un bon fonctionnement de la chaîne pénale où le travail des magistrats pourrait venir en appui de celui des policiers. Selon Xavier Raufer, tout ceci est impossible si un ministre à la hauteur de sa mission n’est pas en poste.

 

Lire ici l’interview de Xavier Raufer sur le Figarovox

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Justice des mineurs : Philippe Bilger souhaite que l’Institut pour la Justice soit entendu

Le Figarovox publie une tribune de Philippe Bilger parue sur son blog le 2 janvier 2015 pour critiquer la réforme de la justice des mineurs annoncée par la garde des Sceaux. S’étant déjà exprimé à ce sujet devant les sympathisants de l’Institut pour la Justice, il espère que la position de l’association sera entendue dans le cadre de la concertation préalable à cette réforme.

 

Une nouvelle réforme laxiste

 

La réforme pénale maintenant votée et entrée en vigueur, la ministre de la Justice plaide pour une réforme de la justice des mineurs. Le but annoncé est d’accentuer la dimension éducative des sanctions à l’égard des mineurs au détriment de la dimension répressive.

Philippe Bilger reproche à la garde des Sceaux d’imposer des textes dogmatiques impopulaires élaborés avec des concertations sectaires. Il prêche pour une plus grande ouverture et émet le souhait que l’Institut pour la Justice soit enfin entendu par Christiane Taubira.

Il regrette que cette réforme envisage de supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs, dont la pratique a cessé par voie de circulaire en 2013. Créés sous le mandat de Nicolas Sarkozy, ils ne concernaient que les mineurs de 16 à 18 ans les plus ancrés dans la récidive et la délinquance. Autre apport annoncé malgré son méfait reconnu, la césure pénale qui sépare la décision sur la culpabilité de celle sur la sanction.

 

Une réforme inadaptée aux réalités de la délinquance des mineurs

 

Philippe Bilger estime la réforme de la justice des mineurs inadaptée. La garde des Sceaux semble nier l’état d’esprit de ces mineurs ancrés dans la délinquance. Son dogmatisme est d’autant plus regrettable qu’il y a consensus sur l’utilité d’une réforme de la justice des mineurs. Cependant, la dimension répressive de la sanction doit garder toute sa part.

L’approche de la délinquance par la garde des Sceaux est vivement critiquée par Philippe Bilger qui selon lui oscille entre dogmatisme et naïveté. Une position de la ministre qui reste inchangée six mois après l’écriture de cette tribune.

 

Lire ici la tribune de Philippe Bilger sur le Figarovox

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Délit de défaut de permis : l’Institut pour la Justice cité par le JDD

L’Institut pour la Justice a fait part de sa désapprobation quand il a eu connaissance de la proposition de Christiane Taubira de supprimer le délit de défaut de permis. Le Journal du dimanche a repris la position de l’association qui qualifie cette suppression de dangereuse.

 

500€ au lieu d’un an de prison et 15 000€ d’amende

 

Le Journal du dimanche a consacré un article sur son site, en date du 31 juillet 2015, à propos de l’annonce de la garde des Sceaux de supprimer le délit de défaut de permis.

Le texte que Christiane Taubira a présenté en Conseil des ministres propose que l’automobiliste dont le défaut de permis sera constaté soit dans l’obligation de payer une amende de 500 euros alors que la sanction actuellement prévue est d’un an de prison et 15 000 euros d’amende. Le but de la ministre est de trouver une alternative à la procédure judiciaire qui, selon elle, est de 10 à 14 mois pour ce type d’infraction.

 

L’Institut pour la Justice estime ce texte dangereux

 

Le Journal du dimanche cite les associations opposées à cette disposition dont l’Institut pour la Justice qui estime ce texte dangereux. Son délégué général, Alexandre Giuglaris, a expliqué plus longuement dans un entretien pour le site Atlantico les raisons de l’hostilité de l’Institut pour la Justice à ce texte.

Des élus ont fait également savoir leur opposition. Chantal Jouanno, sénatrice de Paris, a souligné que si ce texte était appliqué, le fait de ne pas avoir d’assurance serait plus lourdement sanctionné que le défaut de permis.

L’article rappelle que cette disposition qui a suscité tant de débats fait partie du projet de loi de la Justice du 21e siècle. Christiane Taubira a annoncé qu’elle était prête à retirer cette disposition polémique de son projet de loi qui devrait être débattu à la rentrée à l’Assemblée nationale puis au Sénat.

Retrouver ici l’article du Journal du dimanche

Lire ici l’entretien d’Alexandre Giuglaris pour Atlantico

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Défaut de permis : l’Institut pour la Justice s’insurge contre la fin du délit dans Atlantico

Alexandre Giuglaris, délégué général de l’Institut pour la Justice, était invité par Atlantico à réagir à la proposition de Christiane Taubira de supprimer le délit de défaut de permis. Il estime le discours de la garde des Sceaux dangereux.

 

Une proposition dangereuse

 

Dans cet entretien, Alexandre Giuglaris affirme que l’Institut pour la Justice soutient l’idée de désengorger les tribunaux. Cependant, cela est souvent compliqué ou inopportun. Dans le cas de la suppression du délit de défaut de permis, l’annonce faite par Christiane Taubira est dangereuse dans le sens où elle peut avoir de graves conséquences.

L’Institut pour la Justice a toujours reconnu l’efficacité de la lutte contre la délinquance routière qui a permis de réduire considérablement le nombre de victimes. Au moment où le nombre de morts sur les routes repart à la hausse, l’Institut pour la Justice s’inquiète de ce message laxiste adressé par la ministre de la justice qui risque d’inciter à un respect moindre du code de la route.

 

Une communication déplorable

 

L’Institut pour la Justice a étudié l’importance de la communication pénale à l’image des travaux du criminologue Maurice Cusson, expert associé de l’association. En plus d’être dangereuse, la communication de Christiane Taubira est idéologique et dommageable. L’Institut pour la Justice lui reproche de déresponsabiliser les délinquants de leurs actes et de leur trouver des responsables autres à leurs méfaits comme la société ou la prison.

 

L’effet dissuasif de la peine freiné

 

L’accumulation des discours et mesures laxistes de la garde des Sceaux a pour effet d’accroître le sentiment d’impunité et la criminalité. Christiane Taubira semble tout faire pour éviter la prison au délinquant, et quand il s’y retrouve, pour qu’il en sorte le plus rapidement possible. L’Institut pour la Justice tient à rappeler que l’autorité judiciaire a pour rôle de sanctionner les délinquants.

Les professionnels de la justice ne sont pas dupes. Si certains magistrats continuent à soutenir Christiane Taubira, notamment ceux du Syndicat de la Magistrature, ils sont plus nombreux à être déçus de la garde des Sceaux.

Plutôt que d’adopter des discours laxistes, l’Institut pour la Justice attend de la chancellerie non seulement l’abandon de la suppression du délit de défaut de permis de conduire mais également un soutien budgétaire aux tribunaux ainsi que la construction de nouvelles places de prison.

Télécharger ici l’entretien d’Alexandre Giuglaris

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