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Défaut de permis : l’Institut pour la Justice s’insurge contre la fin du délit dans Atlantico

Alexandre Giuglaris, délégué général de l’Institut pour la Justice, était invité par Atlantico à réagir à la proposition de Christiane Taubira de supprimer le délit de défaut de permis. Il estime le discours de la garde des Sceaux dangereux.

 

Une proposition dangereuse

 

Dans cet entretien, Alexandre Giuglaris affirme que l’Institut pour la Justice soutient l’idée de désengorger les tribunaux. Cependant, cela est souvent compliqué ou inopportun. Dans le cas de la suppression du délit de défaut de permis, l’annonce faite par Christiane Taubira est dangereuse dans le sens où elle peut avoir de graves conséquences.

L’Institut pour la Justice a toujours reconnu l’efficacité de la lutte contre la délinquance routière qui a permis de réduire considérablement le nombre de victimes. Au moment où le nombre de morts sur les routes repart à la hausse, l’Institut pour la Justice s’inquiète de ce message laxiste adressé par la ministre de la justice qui risque d’inciter à un respect moindre du code de la route.

 

Une communication déplorable

 

L’Institut pour la Justice a étudié l’importance de la communication pénale à l’image des travaux du criminologue Maurice Cusson, expert associé de l’association. En plus d’être dangereuse, la communication de Christiane Taubira est idéologique et dommageable. L’Institut pour la Justice lui reproche de déresponsabiliser les délinquants de leurs actes et de leur trouver des responsables autres à leurs méfaits comme la société ou la prison.

 

L’effet dissuasif de la peine freiné

 

L’accumulation des discours et mesures laxistes de la garde des Sceaux a pour effet d’accroître le sentiment d’impunité et la criminalité. Christiane Taubira semble tout faire pour éviter la prison au délinquant, et quand il s’y retrouve, pour qu’il en sorte le plus rapidement possible. L’Institut pour la Justice tient à rappeler que l’autorité judiciaire a pour rôle de sanctionner les délinquants.

Les professionnels de la justice ne sont pas dupes. Si certains magistrats continuent à soutenir Christiane Taubira, notamment ceux du Syndicat de la Magistrature, ils sont plus nombreux à être déçus de la garde des Sceaux.

Plutôt que d’adopter des discours laxistes, l’Institut pour la Justice attend de la chancellerie non seulement l’abandon de la suppression du délit de défaut de permis de conduire mais également un soutien budgétaire aux tribunaux ainsi que la construction de nouvelles places de prison.

Télécharger ici l’entretien d’Alexandre Giuglaris