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Justice pénale : l’Institut pour la Justice interrogé sur Sud Radio

Le 18 septembre, l’Institut pour la justice était invité sur Sud Radio pour réagir à la libération du meurtrier présumé d’un policier aux côtés de Didier Martinez, secrétaire régional Unité SGP Police FO. En détention provisoire depuis 4 ans, l’auteur présumé des faits a été condamné en première instance à 20 ans de prison. Il attend à ce jour la tenue de son procès en appel. Le délai d’audiencement étant considéré comme déraisonnablement long, il a été remis en liberté dans l’attente de son procès.

 

Le manque de moyens ne justifie pas les graves dysfonctionnements

 

Alexandre Giuglaris, délégué général de l’Institut pour la Justice, reconnait que les magistrats travaillent dans des conditions difficiles. Cependant, il estime qu’il n’est pas satisfaisant d’apporter comme réponse à un tel dysfonctionnement de la justice un simple problème de manque de moyens. Pourquoi un nouveau procès met tant de temps à se tenir pour une affaire aussi grave? Il existe des responsabilités qui doivent être établies.

Le manque de moyens n’est pas une excuse suffisante. Beaucoup d’administrations avancent cette excuse des moyens mais en aucun cas elle ne peut justifier des dysfonctionnements aussi graves. Si on avance cette réponse, on ne fait que monter l’exaspération légitime des Français, sans parler de celle de la famille de la victime.

 

La justice pénale, maillon faible de la chaîne pénale

 

Selon l’Institut pour la Justice, le maillon faible de la chaîne pénale est la justice pénale. Elle ne condamne pas suffisamment et ne fait pas assez preuve de rapidité. Comme le révèle un sondage, les citoyens ne sont donc pas satisfait du fonctionnement de leur justice.

Il arrive que certains magistrats, ou plus précisément certains syndicats, revendiquent le fait de ne pas appliquer certaines mesures créées par le législateur. Prenons l’exemple des peines plancher qui ont été très peu appliquées. Ainsi, si la politique pénale n’est pas toujours appliquée par les magistrats, il ne faut pas s’étonner que les citoyens leurs demandent des comptes.

 

La justice pénale doit se réformer

 

Malgré le manque de moyens, la justice devrait pouvoir se réformer de l’intérieur pour mieux fonctionner. Les procédures de plus en plus longues pèsent sur le travail des professionnels de la chaîne pénale. Selon l’Institut pour la Justice, il faut simplifier nos procédures et le fonctionnement de notre justice pénale afin de la rendre plus réactive.

Il est également nécessaire de lancer un grand programme de construction d’au moins 20 000 places de prison qui permettrait une meilleure exécution des peines. De ce manque de places de prison découlent tout un tas d’expédients élaborés pour éviter la prison aux délinquants rendant incohérente notre justice.

C’est une réforme globale de notre justice pénale qu’il faut mener.

 

Ecouter ci-dessous le débat de l’Institut pour la Justice sur Sud Radio :