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Permissions de sortie : l’Institut pour la Justice revient sur l’affaire du braqueur de Saint-Ouen

Dans cette tribune publiée sur le site d’information Figarovox, le délégué général de l’Institut pour la Justice, Alexandre Giuglaris, revient sur l’affaire du braqueur de Saint-Ouen.

 

Une affaire qui suscite l’indignation

 

Dans cette affaire, un multirécidiviste faisant l’objet de fiches S des services de renseignement a profité d’une permission de sortie pour s’évader, et ainsi, commettre un braquage blessant grièvement un policier. Suite à ce drame, la garde des Sceaux et le Premier ministre ont tous deux estimé nécessaire de revoir les conditions d’octroi des permissions de sortie, une prise de position saluée par l’Institut pour la Justice.

L’Institut pour la Justice a fait part de son indignation de voir un homme au profil aussi dangereux, comptant huit condamnations, dont la plus récente de 6 ans de prison, bénéficier du système des permissions de sortie.

 

Un dysfonctionnement de l’exécution des peines aux conséquences graves

 

Suite à ce grave dysfonctionnement de notre justice, on apprenait que 236 détenus se sont évadés depuis le début de l’année 2015, souvent à l’occasion de permissions de sortie. Cette faille de notre justice s’ajoute à celle de l’inexécution des peines de prison. 100 000 sont en attente d’exécution dont un quart ne sera jamais exécuté.

Les conséquences de ces limites de notre justice sont graves. Selon les chiffres de l’INSEE publiés cette semaine, les chiffres de la délinquance sont une nouvelle fois à la hausse, nourrissant toujours plus le sentiment d’insécurité des Français.

 

L’Institut pour la Justice propose une loi sur l’exécution des peines

 

L’Institut pour la Justice estime urgente une grande loi sur l’exécution des peines. Une meilleure exécution des peines passe par des moyens supplémentaires aux juridictions, une exécution intégrale des peines avec un aménagement exceptionnel possible uniquement sur un quart de sa durée, un plan de construction de 20 000 à 30 000 places de prison et la suppression des aménagements de peine ab initio.

Le drame de Seine-Saint-Denis rappelle qu’il est indispensable que l’évaluation de la dangerosité des délinquants et criminels sous main de justice progresse en France. L’Académie de Médecine recommande depuis 2010 le recours aux outils criminologiques.

Par ailleurs, l’Institut pour la Justice note que la garde des Sceaux annonce souvent des rapports pour permettre d’éteindre les polémiques nées de faits divers, et ainsi passer à autre chose, sans qu’aucune conclusion ne soit jamais rendue publique.

Lire ici la tribune d’Alexandre Giuglaris