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Permission de sortir : débat avec l’Institut pour la Justice sur Voxafrica

L’Institut pour la Justice était l’invité de l’émission Politiquement incorrect, diffusée sur la chaîne panafricaine Voxafrica, pour débattre sur les thèmes de la permission de sortir et de la liberté conditionnelle. Me Guillaume Jeanson, avocat au barreau de Paris et expert de l’Institut pour la Justice, a débattu avec Pierre Bernadin, ancien détenu, Me Alexandra Hawrylyzsyn, avocat au barreau de Paris, ainsi que Richard Rigaut et Eric Acoulon, policiers. Me Guillaume Jeanson souhaite la décomplexification de la procédure d’exécution des peines ainsi que la prise en compte de l’état des victimes par les magistrats.

 

La nécessaire évaluation criminologique de la dangerosité

 

Me Guillaume Jeanson présente l’incompréhension qui peut naître de la procédure de détermination des peines. Elle vient des décalages entre la peine énoncée dans le code pénal, celle prononcée par le juge, et celle réellement exécutée.

Me Jeanson insiste sur l’importance de décider un aménagement de peine en se souciant aussi bien de la réinsertion du détenu que de la protection des victimes. Ce choix doit également reposer sur la personnalité du détenu et la nature de l’infraction. Cela ne peut se faire efficacement sans l’évaluation criminologique de la dangerosité du détenu, méthode déjà largement pratiquée en Europe.

 

La nécessité d’une exécution des peines plus lisible en collaboration avec les victimes

 

Me Guillaume Jeanson s’inquiète de la faible force dissuasive des peines. Cette force réside essentiellement dans la certitude de la peine. Avec la complexification de l’exécution des peines, le message est brouillé. Le délinquant ne sait pas concrètement ce à quoi il s’expose en commettant un méfait.

Par ailleurs, il demande que l’on donne davantage de place aux victimes dans la phase d’application de la peine, notamment en les écoutant et en considérant davantage leurs séquelles. Pour cela, l’expertise des victimes dans certains cas afin d’évaluer leur état et l’impact sur elles d’un aménagement de peine de leur agresseur serait un élément supplémentaire utile pour aider le magistrat dans sa prise de décision.

 

Retrouvez ci-dessous l’intégralité du débat :