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Etat d’urgence : l’Institut pour la Justice interrogé dans 28 minutes

Le 3 décembre, l’Institut pour la Justice était invité à débattre sur l’instauration de l’état d’urgence dans l’émission 28 minutes, diffusée sur Arte, en compagnie de Me Henri Leclerc, avocat et président honoraire de la Ligue des droits de l’Homme, et Vanessa Codaccioni, politiste et maître de conférence à l’université Paris-VIII. Alexandre Giuglaris, délégué général de l’Institut pour la Justice, soutient la décision de l’exécutif de mettre en place l’état d’urgence dont les conditions permettent un contrôle démocratique.

 

L’état d’urgence pour faire face à la menace terroriste

 

Pour Alexandre Giuglaris, la lutte antiterroriste connait un manque cruel de moyens financiers et humains qui s’ajoute à une évolution insuffisante de nos lois qui doivent continuellement s’adapter aux mutations de la menace terroriste.

Etat d'urgence - Institut pour la Justice - 28 minutes (2)L’Institut pour la Justice est favorable à la constitutionnalisation de l’état d’urgence, plus adapté à la situation de crise actuelle. Les Français peuvent accorder leur confiance aux services de renseignement, aux préfets, aux services de sécurité et policiers, ainsi qu’à l’exécutif, qui disposent d’éléments dont nous n’avons pas connaissance. L’Etat de droit n’est en rien menacé par l’état d’urgence car c’est la démocratie qui permet cet état d’urgence. On ne suspend pas nos libertés.

 

L’état d’urgence n’est pas une mesure abusive

 

Alexandre Giuglaris regrette qu’il y ait eu des erreurs dans les perquisitions administratives, mais elles ne doivent pas remettre en cause l’action globale d’investigation menée par les forces de sécurité.

Etat d'urgence - Institut pour la Justice - 28 minutes (3)Des polémiques ont commencé avec les heurts de la place de la République qui ont opposé forces de police et manifestants écologistes. Cette manifestation était interdite en raison de la menace terroriste. Si quelque chose était arrivée, la responsabilité du gouvernement aurait été logiquement engagée. Comme l’a rappelé le président de la République, la sécurité des Français doit être assurée.

Continuer à vivre normalement ne doit pas exclure l’adoption de lois nouvelles pour garantir la sécurité des Français. Malheureusement, la justice pénale est la grande oubliée des annonces du congrès de Versailles, notamment sur l’exécution des peines. Les Français sont en attente de réponse. Cette attente est légitime alors que plusieurs attentats ont été commis et déjoués cette année. L’Institut pour la Justice estime indispensable d’adapter notre législation.