01-70-38-24-07
info@institutpourlajustice.org

Blog

Manifestations de policiers : l’Institut pour la Justice débat sur Radio Notre Dame

Guillaume Jeanson, porte-parole de l’Institut pour la Justice, était l’invité de l’émission Décryptage sur Radio Notre Dame pour débattre des manifestations de policiers avec Jean-Marc Berlière, spécialiste de l’histoire des polices et Jean-Louis Van Kalck, président du syndicat CFTC Police. Guillaume Jeanson appelle à une meilleure exécution des peines, notamment par la création de places de prison, qui améliorera les relations entre policiers et magistrats.

Depuis plus d’un mois et l’agression de plusieurs agents à Viry-Châtillon, les policiers manifestent leur mécontentement dans la rue et sur les réseaux sociaux. Ces manifestations ont réuni jusqu’à  2800 policiers dans la rue malgré le devoir de réserve qui leur incombe. Ils demandent plus d’effectifs, plus de moyens, des peines plus fermes et un assouplissement des règles de la légitime défense.

Guillaume Jeanson regrette la défiance entre magistrats et policiers. Ces derniers ont souvent le sentiment que les magistrats défont leur travail en relâchant les délinquants si durement interpellés. Guillaume Jeanson estime que ce n’est pas le laxisme des magistrats qu’il faut pointer, mais un système d’exécution des peines défaillant. Il dénonce la sous-capacité carcérale qui ralentit l’exécution des peines et donne une impression de laxisme.

Autre sujet d’incompréhension, la jurisprudence en matière de légitime défense. Les policiers estiment que les magistrats ne font pas une assez juste appréciation de ces situations si spécifiques.

Pour Guillaume Jeanson, il est essentiel de se donner pour objectif de renouer la confiance entre la population et la police. Prenant pour exemple le Danemark, cette confiance permet aux policiers de se faire obéir en évitant de recourir à une forme de coercition. Pour cela, il faut que la police soit redéployée sur le terrain et que des personnels soient recrutés pour les décharger des tâches administratives. Il est nécessaire de revoir la lourdeur des procédures, trop chronophage, notamment en ayant recours à la vidéo.

Enfin, Guillaume Jeanson invite à s’inspirer du droit suisse en matière de légitime défense qui reconnait un état excusable de saisissement causé par l’attaque.

Ecoutez ici le débat avec l’Institut pour la Justice sur Radio Notre Dame