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Majorité pénale : l’IPJ interrogé par Roselyne Bachelot sur RMC

Guillaume Jeanson, porte-parole de l’Institut pour la Justice, était l’invité de l’émission 100% Bachelot sur RMC afin de débattre de la proposition faite par François Fillon d’abaisser la majorité pénale à 16 ans. Il dénonce le laxisme et la lenteur de la justice des mineurs et appelle à des sanctions rapides, concrètes et responsabilisantes.

Des mineurs devant une juridiction pour majeurs n’est pas une idée nouvelle

Cela est possible l’étranger. Un certain nombre de pays européens ouvre la possibilité d’abaisser la majorité pénale à 16 ans en fonction des cas. En France, il existait jusqu’à récemment avec les tribunaux correctionnels pour mineurs la possibilité que des mineurs récidivistes de plus de 16 ans soient jugés par une juridiction spécifique. Malheureusement ces juridictions viennes d’être abrogées alors qu’elles avaient permis de  revenir vers une forme de fermeté en matière de justice des mineurs.

La justice des mineurs se caractérisée par une forme de laxisme

Les chiffres de la délinquance des mineurs sont sans concession sur ce point. 57% de la réponse pénale adressée aux mineurs est constituée de mesures alternatives aux poursuites ; et la majorité de ces mesures sont de simples rappels à la loi. Pour Guillaume Jeanson, la réponse pénale manque cruellement de concret et laisse penser au mineur sanctionné qu’il est malgré tout passé entre les mailles du filet.

Surmonter la lenteur de la justice des mineurs

Guillaume Jeanson dénonce la lenteur préjudiciable de la justice des mineurs. Si en Californie un mineur est jugé en 15 jours, ce délai est de 6 mois à 4 ans quand il s’agit de la France. De long mois pendant lesquels le délinquant a le temps d’oublier, de réitérer un certain nombre d’infractions au point de ne pas savoir pour lequel d’entre eux il est jugé 6 mois après. Ce manque de réaction de la part du corps social alimente incontestablement le sentiment d’impunité chez ces mineurs.

Sanctionner réellement et plus rapidement

Pour Guillaume Jeanson, il faut réduire drastiquement le recours aux peines symboliques comme l’admonestation, la remise à parents, ou les rappels à la loi. Il préconise des réponses rapides et concrètes à l’image de la réparation du préjudice causé par le mineur ou encore les travaux d’intérêt général. Or, aujourd’hui, des réponses ne représentent que 4% des peines prononcées à l’encontre des mineurs. Pour les cas les plus endurcis, les centres éducatifs fermés qui ont certes connu des ratés méritent d’être réformés et développés. Guillaume Jeanson appelle à insuffler un esprit de responsabilisation.

Ecoutez, ci-dessous, l’intégralité de l’interview de Guillaume Jeanson

 

Lire ici l’article consacré par RMC à l’interview de l’Institut pour la Justice sur son site internet