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Législatives 2017 : Nos questions à Louis de Genouillac, candidat 577 Les Indépendants

Dans le cadre de ses entretiens organisés à l’occasion des élections législatives de 2017, l’Institut pour la Justice part à la rencontre des candidats afin de les interroger sur leurs engagements en matière de justice et de sécurité. Retrouvez ici la rencontre de l’Institut pour la Justice avec Louis de Genouillac, candidat du mouvement 577 Les Indépendants dans la 1ère circonscription de Paris.

Renouveler le paysage politique

Louis de Genouillac présente son engagement politique au sein du mouvement 577 Les Indépendants initié par Jean-Christophe Fromentin. L’objet de ce mouvement est de proposer un renouvellement en profondeur de l’offre politique en ouvrant la porte aux personnes issues de la société civile. Il précise que c’est un renouvellement non pas par le haut mais par le bas, les investitures n’étaient pas désignées par une commission nationale centrale mais en réunissant 100 soutiens d’électeurs de la circonscription. Selon lui, il est possible de faire de la politique de manière professionnelle sans être un professionnel de la politique.

Améliorer l’efficacité des peines

Louis de Genouillac dénonce le fait que les peines ne soient pas ressenties en tant que telles par les mis en cause. Il demande à ce que la justice dispose des moyens nécessaires pour remédier à cette situation où certains individus accumulent les peines symboliques et s’installent ainsi dans une vie de délinquant.

Construire des places de prison intelligemment

Pour Louis de Genouillac, la surpopulation carcérale est incontestable en France. Il voit en la construction de nouvelles places de prison une solution. Cependant, il propose de revoir les normes de construction pour les établissements destinés à accueillir des prisonniers qui ne nécessitent pas un haut degré de sécurisation. Cela permettrait une réduction des coûts et des délais de construction. Par ailleurs, il estime nécessaire un aménagement des prisons pour lutter contre le communautarisme, les violences entres détenus, et pour la sécurité des personnels de l’administration pénitentiaire.

Lutter contre les trafics de stupéfiants

Louis de Genouillac rappelle que les trafics de drogues concernent aussi bien le dealer de quartier, que le financement du grand banditisme et du terrorisme. Pour cette raison, l’État se doit de rester sévère sur cette question. Il attend également de l’État qu’il fasse plus d’efforts en matière de lutte contre les addictions en proposant des structures permettant le sevrage des personnes dépendantes.

La légalisation du cannabis n’est pas une solution

Louis de Genouillac ne croit pas que la légalisation du cannabis tarirait les trafics. Il rappelle que le tabac représente le plus important marché parallèle dans le capital, or il est en vente libre. Par ailleurs, il critique l’argument qui consiste à voir en la légalisation un gain économique pour l’État. Selon lui, tout ne peut être ramené à des considérations économiques.

La salle de shoot, une réponse de transition

Pour Louis de Genouillac, la salle de shoot répond à une demande et à une exigence sanitaire. Néanmoins, il préfère intégrer ces structures aux seins des hôpitaux. La salle de shoot doit rester, selon lui, une transition vers un temps où les services de l’État seront suffisamment compétents pour lutter de manière efficace et globale contre l’addiction.

Pour un droit d’appel des victimes

Louis de Genouillac se dit favorable à l’ouverture d’un droit à un avocat pour la victime dès le début de la procédure. Concernant le droit d’appel, il préfère le limiter dans un premier temps aux cas d’acquittements.

Combattre le terrorisme

Louis de Genouillac estime qu’il reste des actions à mener contre le terrorisme. Il pense indispensable la lutte contre le communautarisme, notamment en prison, qui ouvre la porte à certaines formes de radicalisation. Les sites internet faisant l’apologie du terrorisme ou d’un islam politique radical doivent être fermés. Le renseignement doit être renforcé. Enfin, il souhaite que cesse la schizophrénie de la France qui entretient des relations économiques et diplomatiques avec des États comme le Qatar et l’Arabie Saoudite. Si la vente d’armes et l’achat de pétrole est la priorité de certains, il pense que la France aurait plutôt intérêt à conserver certaines de ses valeurs.