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L’affaire Agnès Marin et l’évaluation de la dangerosité

L’affaire Agnès Marin et l’évaluation de la dangerosité

Le procès de Matthieu M. s’est ouvert le 18 juin 2013. Il est accusé d’avoir violé, tué puis brûlé Agnès Marin âgée de treize ans alors qu’il avait déjà violé une adolescente quelques mois auparavant. Ce procès est l’occasion de revenir sur le suivi judiciaire de cet individu et sur l’évaluation de la dangerosité dans notre pays alors que des failles ou des dysfonctionnements ont été mis en avant.

Le docteur Alexandre Baratta revient, dans ce décryptage, sur les causes possible de ces défaillances en montrant le retard français en matière d’évaluation criminologique. Il invite les experts à s’inspirer d’outils, utilisés dans de nombreux pays, qui permettent de mieux évaluer la dangerosité criminologique et ainsi prévenir la récidive.

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Expertise post-sentencielle et évaluation du risque : à propos d’une étude rétrospective

Alexandre Baratta est psychiatre, expert près la Cour d’appel de Metz.

Ceci est la version écrite de Alexandre Baratta au colloque de l’Institut pour la Justice intitulé : Une justice pénale rénovée, fondée sur la criminologie moderne des 13 et 14 décembre 2012 au Grand Salon de la Sorbonne.

Cette intervention a eu lieu le 14 décembre 2012 sur le thème : Les sciences criminelles au coeur des politiques pénales et sur le sujet : Mieux évaluer la dangerosité.

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Evaluation et prise en charge des délinquants et criminels sexuels

Un quart des délinquants ou criminels sexuels récidivent sur une période de 15 ans. Il est donc indispensable d’améliorer leur prise en charge judiciaire et sanitaire.

Première priorité : parvenir à une évaluation fiable du risque de récidive. Notre pays connaît un retard considérable en la matière. Les expertises psychiatriques sont menées selon une méthodologie datant du 19ème siècle, alors que des outils d’évaluation modernes et scientifiquement validés sont utilisés chez tous nos voisins européens.

Deuxième priorité : proposer des traitements permettant de réduire le risque de récidive. Là encore notre pays fait preuve d’un retard considérable. Dans la grande majorité des cas, des thérapies non spécifiques sont prescrites, alors que leur impact sur la récidive est quasi nulle. Les thérapies les plus efficaces, qu’elles soient psychothérapiques ou biologiques (« castration chimiques ») restent marginales.

Toutefois, croire qu’un traitement miracle existe relève de l’utopie. Les meilleurs traitements disponibles ont une efficacité limitée. Raison pour laquelle l’auteur de violence sexuelle relève avant tout du judiciaire.

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