Le 12 novembre, un étudiant a été mortellement poignardé en plein centre ville de Grenoble par un schizophrène échappé d’un hôpital psychiatrique. Ce drame fait suite à de nombreux autres cas, tels que le double meurtre de deux aides-soignantes à Pau en 2004 par Romain Dupuy. On ne sait pas encore si le meurtrier présumé du jeune étudiant de Grenoble pourra être jugé. Mais, dans cette affaire, des erreurs ont été commises, ne serait-ce que sur le plan de la surveillance. Le directeur de l’hôpital psychiatrique de Saint-Egrève, près de Grenoble, Michel Gellion, a d’ailleurs été suspendu.

Après le meurtre de sa fille par un schizophrène en 2006, François Boiron souhaitait alerter l’opinion publique sur le danger que représente le placement de nombreux criminels, déclarés irresponsables pénalement, dans des unités de soins peu surveillés. Déterminé à agir, François Boiron a rejoint le comité de parrainage de l’Institut pour la Justice. Coïncidence ? Nous l’avons interviewé quelques jours avant l’affaire de Grenoble.