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Des sanctions rapides et certaines : comment faire baisser la criminalité sans augmenter substantiellement la population carcérale

Des sanctions rapides et certaines : comment faire baisser la criminalité sans augmenter substantiellement la population carcérale

Depuis maintenant des décennies, la France pâtit d’un sous-équipement carcéral chronique qui nous engage dans un cercle fatal : sachant les établissements pénitentiaires surpeuplés les magistrats s’efforcent de prononcer le moins de nouvelles peines de prison possible ; cette réticence érode le pouvoir dissuasif de l’ensemble du système pénal ; un système pénal qui ne dissuade plus que les plus craintifs ou les plus ignorants contribue à faire monter la criminalité ; l’augmentation de la criminalité contraint malgré tout les magistrats à envoyer davantage de gens en prison, ce qui vient encore aggraver la surpopulation carcérale.

Désormais, tout le monde ou presque s’accorde pour reconnaitre que la France doit augmenter très fortement la taille de son parc carcéral. Mais construire de nouvelles places de prison coûte cher, dans un contexte budgétaire très dégradé, et prend actuellement un temps considérable.

Par conséquent, tout en soutenant cet effort de long terme absolument indispensable, nous devons impérativement découvrir de nouveaux moyens de faire baisser la criminalité, sans augmenter substantiellement la population carcérale ni retomber dans la chimère du traitement des « causes profondes » du crime. Fort heureusement de tels moyens existent. Il n’est pas vrai que, en France, on ait « tout essayé » pour lutter contre le fléau de la délinquance.

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Pour un antiterrorisme défensif, ciblé et polyvalent

L’article commence par une autopsie des attentats de Grand-Bassam et de Bruxelles. L’antiterrorisme défensif préconisé ici relève de la sécurité intérieure. Défensif, il vise la prévention des attaques et la protection des sites menacés. Il propose une démarche ciblée sur les conditions de réussite d’un attentat en commençant par l’identification systématique des cibles : les terroristes potentiels, leurs armes et les sites à protéger en priorité. Et il préconise un éventail de tactiques incluant la surveillance intensive, l’interception des communications, la mise en défense des cibles, l’interdiction de circulation et le désarmement des malfaiteurs. Il présente des listes de facteurs de risque et de précurseurs d’un attentat terroriste. Il se termine par un projet de protection des villes africaines contre le terrorisme.

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Une technologie de surveillance pour prendre en charge les criminels violents dans la communauté et pour réduire la surpopulation carcérale

Selon les criminologues canadiens Maurice Cusson et Jonathan James, un certain nombre de criminels violents sont moins dangereux qu’on ne le croit et pourraient être placés en milieu ouvert à la condition d’être bien surveillés. De ce point de vue, les résultats de la surveillance électronique sont prometteurs. Le dispositif proposé combinerait la surveillance électronique, le GPS et la téléphonie mobile pour savoir en tout temps où se trouve l’individu surveillé, ce qu’il fait, et s’il respecte les conditions qu’on lui aura imposées. Le non-respect de ces conditions serait sanctionné de manière rapide, probable et modérée.

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Le portrait type du meurtrier francilien et de sa victime

Dans une étude sur les homicides commis à Paris et en petite couronne entre 2007 et 2013, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) dresse le portrait type du meurtrier francilien et de sa victime.

Il s’agit d’un homme jeune, muni d’une arme blanche, passant à l’acte le samedi soir, et qui connaît sa victime.

Cette note présente les principales conclusions de cette étude inédite. Elle s’accompagne d’une interview de Christophe Soullez dans laquelle il propose des explications aux principaux résultats observés.

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Exécution des peines et morts violentes : les leçons de la criminologie comparée

Dans cette étude, Maurice Cusson analyse, au travers de trois comparaisons criminologiques, les effets de l’exécution des peines sur le recul de la criminalité. Tout d’abord, il observe une décroissance des homicides entre la fin du Moyen âge et la période contemporaine, en raison de la consolidation des organisations policières, de l’institutionnalisation de la justice, du développement du système carcéral, et de l’apport des sciences criminelles.

Il met ensuite en lumière la corrélation existante entre la performance policière et la fréquence des homicides : plus les niveaux de la première sont faibles, plus les taux des seconds sont élevés ; inversement, plus les niveaux de la première sont élevés, plus les taux des seconds sont faibles.

Enfin, l’utilisation des nouvelles technologies appliquées à l’exécution des peines, en particulier l’instauration des contrôles radars automatisés en France, permet de renforcer l’effet dissuasif de sanctions systématiquement appliquées et de faire significativement baisser la mortalité.

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L’indispensable apport de la criminologie

Ceci est la version écrite de Christophe Soullez au colloque de l’Institut pour la Justice intitulé : Une justice pénale rénovée, fondée sur la criminologie moderne des 13 et 14 décembre 2012 au Grand Salon de la Sorbonne.

Cette intervention a eu lieu le 14 décembre 2012 sur le thème : Les sciences criminelles au cœur des politiques pénales et sur le sujet : L’indispensable apport de la criminologie.

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Apports de la criminologie aux politiques et aux pratiques pénales

Ceci est la version écrite de Martine Herzog-Evans au colloque de l’Institut pour la Justice intitulé : Une justice pénale rénovée, fondée sur la criminologie moderne des 13 et 14 décembre 2012 au Grand Salon de la Sorbonne.

Cette intervention a eu lieu le 14 décembre 2012 sur le thème : Les sciences criminelles au cœur des politiques pénales et sur le sujet : L’indispensable apport de la criminologie.

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L’analyse comportementale et l’enquêteur : un partenariat de confiance

Pierre Chaignon est capitaine de gendarmerie, chef du département des sciences du comportement.

Ceci est la version écrite de Pierre Chaignon au colloque de l’Institut pour la Justice intitulé : Une justice pénale rénovée, fondée sur la criminologie moderne des 13 et 14 décembre 2012 au Grand Salon de la Sorbonne.

Cette intervention a eu lieu le 14 décembre 2012 sur le thème : Les sciences criminelles au cœur des politiques pénales et sur le sujet : L’indispensable apport de la criminologie.

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